Jun
18
IDENTITE NATIONALE : LA POIGNEE DE MAINS DU MINISTRE

IDENTITE NATIONALE : LA POIGNEE DE MAINS DU MINISTRE

Le monde et la France s’écroulent, on tue les gens dans nos rues au nom  d’une idéologie que   tant de beaux esprits, qui en ont peur, défendent ou laissent faire, tant il est vrai qu’il ne faudrait surtout pas être raciste,  avec et y compris lorsqu’on  vient vous flinguer à domicile.

Voici qu’on se passionne alors  pour le refus de tel policier de serrer la main des hommes politiques, seulement  du moment heureusement j’espère,  dont il est acquis qu’ils sont  responsables de cette gabegie.

Au moins par leur incompétence, sinon d'abord  par leur conduite objective.

Le thème est celui de la déférence du subordonné,  ici le fonctionnaire,   dans l’administration de la République.
 

Alors, je vais  dans les guides du protocole et des usages.

Je cherche  à ce sujet, depuis des années,  mais en vain,  celui qui a été écrit,  lorsqu’il était en charge de la matière à l’Elysée,  sous Nicolas SARKOZY, par Jean-Pierre ASVAZADOURIAN, notre actuel ambassadeur à PRAGUE.  Introuvable.

Et je me rabats vers le vieux guide,   classique,   paru il y a bien longtemps chez STOCK,  sous la signature du préfet Jacques GANDOUIN,  lui décédé il y a déjà un certain temps.

Sur le sujet, GANDOUIN  écrit quelque part que le faux respect humain qui pousse certains subordonnés à éviter à leurs chefs les marques du respect, dénote des esprits bornés, parce qu’ils ne comprennent pas que le geste de la courtoisie, qu’elle qu’en soit la forme, grandit celui qui l’accomplit plus encore que celui qui en est l’objet.

C’est du GANDOUIN. 

Le même cependant qui,   nommé préfet de la Sarthe le 1er juin 1974, fut  suspendu le 5 avril 1975 par le ministre de l’Intérieur, Michel PONIATOWSKI, dans des circonstances qui sont restées célèbres.

 Cherchant à raisonner un preneur d'otages, Jacques GANDOUIN s'écrie : « Où que tu ailles, tu te feras piquer, eh con ! ».

Ces mots furent fatals à sa carrière préfectorale, il est suspendu pour « attitude non conforme à celle que l'on attend d'un haut fonctionnaire « .

Encore qu’avec le temps,  ces mots  ont officialisé les cons, jusqu’au plus haut niveau de la République, son président compris, suivant la considération de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt EON. Laquelle a même placé bas le niveau, en absolvant le « pov’con ». Alors GANDOUIN ...

Le seul ennui, est qu’ensuite, on a institutionnalisé aussi la connerie.

Finalement, je  manifeste ici toute ma sympathie au courageux  fonctionnaire de police  en question, et s’il les accepte, je me permets de lui adresser  mes félicitations,   respectueuses de son courage et de son honneur.

 

Qu’il voudra bien  partager avec la police toute entière.

 

P.S. - Sur le principe de la poignée de mains, j’imagine que GIROUD ne sera pas d’accord avec moi. Tant pis.

 

 

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