Jul
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IDENTITE NATIONALE : LA VAINE, MAIS JUSTE REVOLTE DES PIEDS NOIRS

IDENTITE NATIONALE :  LA VAINE, MAIS JUSTE REVOLTE DES PIEDS NOIRS

 

Notre ami  André ICARD (je devrais écrire mon frère, puisqu’il est pied noir comme moi) nous signale le récent arrêt du Conseil d’Etat,  qui a débouté certains de nos compatriotes,  qui ont eu le culot – qu’ils soient magnifiés - d’attaquer la France. La France   qui n’a pas respecté envers les siens, envers les Français d’Algérie, ses obligations exprimées avant les accords scélérats d’Evian, de mars  1962,  torchon pro- algérien et anti pied noir, la question de la spoliation des biens, qui allait venir, et qui est venue, bien sûr.

C’est au passage, la  même France qui trouve aujourd’hui, voyez ce qui s’est encore passé il y a 48 heures sur la promenade des Anglais, toutes sortes d’excuses à tout ce qui est arabe. Qu’on finance même désormais pour venir nous tuer.

Quelques heures avant NICE, moi j’étais à SAINT-GILLES,  avec les amis de Gilbert COLLARD. A l’abri, et à imaginer qu’un jour prochain, cette monstruosité prendra fin.

Le raisonnement du Conseil d’Etat, revenons à lui, n’est pas vraiment nouveau. Je me souviens parfaitement, j’avais  18 ou 20 ans, l’intervention  à l’Assemblée nationale du dernier gouverneur général de l’Algérie, le « chouchou » des pieds noirs, Jacques SOUSTELLE. Qui était parvenu à être élu député à LYON.

Il avait le plus sérieusement posé une question écrite au gouvernement quant au chiffrage de tout ce que la France a laissé en Algérie en bâtiments, travaux, installations, bref en immobilisations. Il y en a tellement qu’encore 60 ans plus tard, les Algériens veulent les plans, qui sont aux archives d’outre-mer d’AIX EN PROVENCE, et qu’on refuse de leur remettre.

On avait répondu à SOUSTELLE sur un ton badin, expliquant qu’il était gâteux et qu’il ne comprenait rien au sens de l’histoire.

 

Voyons le   Conseil d’Etat, qui  nous envoie promener. Voici sa motivation.

Début de citation.

5. Considérant que les requérants ont mis en cause la responsabilité pour faute de l'Etat,  en arguant de la faute que constituerait la promesse, non tenue par le législateur,  qui n'aurait pas adopté la loi prévue au troisième alinéa de l'article 4 de la loi du 26 décembre 1961,  relative à l'accueil et à la réinstallation des français d'outre-mer, aux termes duquel : " Une loi distincte fixera, en fonction des circonstances, le montant et les modalités d'une indemnisation en cas de spoliation et de perte définitivement établies des biens appartenant aux personnes visées au premier alinéa de l'article 1er et au premier alinéa de l'article 3 " ;

6. Considérant toutefois que, le législateur ne pouvant lui-même se lier, une disposition législative posant le principe de l'intervention d'une loi ultérieure ne saurait constituer une promesse, dont le non-respect constituerait une faute susceptible d'engager, devant le juge administratif, la responsabilité de l'Etat ; qu'il y a lieu de substituer ce motif, qui n'implique aucune appréciation de fait, à celui retenu par la cour administrative d'appel dans son arrêt, dont il justifie le dispositif sur ce point ;

7. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. C...et autres ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêt attaqué, qui est suffisamment motivé ; que, par voie de conséquence, les conclusions qu'ils ont présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

Fin de citation.

La différence entre ICARD et moi, c’est que moi  je ne me considère JAMAIS comme obligé à la moindre réserve, surtout lorsque je défends les causes justes.

C’est que je n’ai pas eu de chance. Je  suis  à la fois Arménien et pied noir.

C’est dur, je vous avoue.

Le Conseil d’Etat aurait pu motiver en droit public, et parler l’acte de gouvernement, vous savez celui qui permet tout ou presque. Encore qu’avec les batailles de Philippe KRIKORIAN, on dit que certains magistrats commencent à imaginer que l’acte de gouvernement, c’est se payer la tête des citoyens.

Alors voilà, ces pieds noirs-là n’auront rien.

Par contre, les amis et compatriotes de l’assassin de la promenade des Anglais seront indemnisés largement par les Français.  

Et on viendra même pleurer sur leur sort malheureux, les pauvres qui sont ici à vider leurs crises de nerfs, à coups de centaines de morts et blessés,  et à bénéficier des avantages sociaux de la France.

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Commentaires

Nom: 
ICARD
Site: 
www.jurisconsulte.net

Mon cher confrère,

Je ne voudrais pas revenir, 54 ans après, sur cette période très cruelle pour les gens de notre génération, aujourd’hui révolue,  mais je dois dire que le tragique évènement actuel de Nice, pour lequel mon cœur saigne, réveille  malheureusement en moi le souvenir des attentats perpétrés à l'époque de l' Algérie française,, bien que ce ne soient pas du tout comparable avec ce qui se passe aujourd’hui depuis dix-huit mois en France. Le seul point commun, ce sont tous ces morts innocents, femmmes, enfants, comme mon cousin fauché en pleine jeunesse  la veille de son départ pour la métropole sur le port d’Alger en ce début d’année 1962.

Je suis triste parce que la déchirure du départ un jour de 1962 sur le « Kérouan » est toujours là, les pleurs en voyant s’éloigner cette superbe Algérie, ne plus jamais revoir Alger dans sa blancheur immaculée, l’arrivée à Marseille, l’hostilité de la métropole à l’encontre de ces français de là-bas qui avaient un acent bizarre, les amis français et arabes que l'on ne reverrait jamais plus, la bonne humeur, les fêtes, la cohabitation de toutes origines, les belles plages de Guyotville, la Madrague , le chasselat, les belles exploitations agricoles du plateau … les familles Ambrosino, des italiens affamés de la baie de Naples venus travailler la terre en qualité d’ouvrier agricole pour un colon, Bab El Oued, la rue Léon Roche, pépé et mémé qui reposent depuis si longtemps sans aucune visite dans le petit cimetière de Guyotville en bord de mer, superbement conservé par nos admirables amis algériens, tout ça  c’était fini,parti avec les accords d’Evian du 19 mars 1962.

Il faut peut être utile de rappeler qu’en 1962, les « pieds noirs »,  souvent des familles très modestes qui furent contraints à l'exode, ont laissé en Algérie tous leurs biens.

Ces derniers ont été récupérés par les Algériens mais l'Etat algérien a refusé d'indemniser les victimes de cette spoliation, contrairement à ce qui était prévu dans les accords d'Evian qui disposaient que : « Leurs droits de propriété [aux Français d'Algérie] seront respectés. Aucune mesure de dépossession ne sera prise à leur encontre sans l'octroi d'une indemnité équitable préalablement fixée ».

Ces spoliations ne concernaient pas uniquement des familles de grands colons mais aussi des familles d'employés ou d'ouvriers comme la mienne qui se sont vus confisquer leur maison, leurs biens, chèrement acquise par leur travail d'où des situations très difficiles lors de l'arrivée en France de ces familles qui avait tout perdu.

Inutile de vous dire qu’ils ne se sont jamais remis de cette terrible épreuve, même s’ils ont parfois réussi à redémarrer en France une autre vie après quelques années.

Le général de Gaulle qui n’aimait pas beaucoup les « pieds noirs » a refusé d'exiger de son partenaire algérien le remboursement des spoliations subies, préférant préserver les relations privilégiées qu'entretenait la France avec l'Algérie.

Peut-être que le grand homme tenait-il  les « pieds-noirs » pour responsables à la fois de la guerre, du fait de leur opposition à toute remise en cause du statut colonial, et de l'échec des accords d'Evian, pour avoir soutenu l'O.A.S. et rendu la cohabitation invivable.

C'est pourquoi, les rapatriés ont dû attendre  le départ du général de Gaulle pour que la question de l'indemnisation soit remise à l'ordre du jour en 1970.

Le gouvernement de l'époque a considèré enfin que les accords d'Evian n'ont pas été respectés et qu'il a une part de responsabilité dans ce non-respect des accords puisqu'il s'engage à indemniser les victimes.

En 1974, Monsieur Valéry Giscard d'Estaing est élu à la présidence de la République et l’un des points de son programme concernait une indemnisation plus large des rapatriés, promesse qui déboucha sur la loi d'indemnisation de 1974.

Grâce aux lois de 1970 et 1974, les bénéficiaires obtiennent ainsi en moyenne 58 000 francs.

Mais les bénéficiaires étaient trop peu nombreux selon les associations de rapatriés.

Ainsi, sous la pression de ces associations, dès 1977, le président de la République présenta un pacte national pour les rapatriés dès 1977.

Le ton du discours de Monsieur Giscard d’Estaing diffèrait radicalement de celui du général de Gaulle : « Nous devons [accroître] notre effort de solidarité à l'égard de ceux qui ont été arrachés à cette terre et qui continuent de souffrir de ce déracinement ».

Pacte qui aboutit sur une nouvelle loi d'indemnisation votée en 1978.

Depuis 1970, ce sont alors 25 milliards de francs qui sont débloqués pour les rapatriés.

Ce complément d'indemnisation a porté le montant moyen accordé aux bénéficiaires à 130 000 francs.

L'effort est considérable mais la polémique sur l'indemnisation ne prendra fin qu'en 1981.

Malgré sa compassion vis-à-vis du sort des rapatriés, Valéry Giscard d'Estaing ne parvient pas à convaincre les rapatriés d’Algérie, d'où le soutien du R.E.C.O.U.R.S. au candidat Mitterrand en 1981.

Voilà un rappel des faits qui se veut être un témoignage sans esprit de revanche mais uniquement à des fins historiques en ces jours où l’histoire de France à trop souvent tendance à être retouchée.

Bien amicalement

ICARD

Nous avons le Kairouan, ce superbe navre amiral de la Comoagnie de navigation mixte en commun.

Mais tant d'années après, je ne pardonne rien, je n'excuse rien, et ce d'autant plus que les memes phénomènes se reproduisent désormais.

Mon père a du fuir son pays dexu fois, une fois au départ de Smyrne, une autre au départ d'Alger. Moi une fois, au départ d'Alger, et j'aimerais que mes enfants et petits enfants ne soient ni envahis ni contraints à l'exil au départ de Marseille.

Mon ton n'est pas le votre. J'amuse ma violence. Je suis fuir d'avoir compté dans ma famille des membres actifs de l'O.A.S., dont un aujourd'hui décédé fut meme condamné: je me souviens de ma première entrée dans une prison, lorsqu'avec mon mère, je suis allé le voir à celle des Baumettes en 1962.

Alors, stop. L'indemnisation n'a pas été complète, et elle ne pourra jamais etre complète.

Et la libre circulation, et nos morts dans les cimetières en attendant qu'ils soient détruits.

Il y a au cimetière de Saint -Eugène, du coté maternel, au carré juif, le 1er pied noir de ma famille, né à ALGER en 1832, et son épouse, une Bourguignone. Non, je ne suis pas juif, car la Bourguignone était catholique bnien entendu.

Cette terre, ce sont mes ancetres qui l'ont faite.

 

Nom: 
amex@gmail.com

Les Attentats de Nice comme tous d ailleurs sont le fait de la DGSI (infestés de pied noirs haineux au passage) et le Mossad, les acteurs qui vous présentes ne sont que des pigeons.

Idem pour Charlie et Bataclan

Idem pour NYC le 9/11 c est l Armée Française et le Mossad qui a frappé et cela est prouvé.

 

Quant à l ALgérie, pour qui vous prenez vous, l ARménien, pour parler au nom de la France d un Pays étranger qu est l ALgérie.

 

Les Pieds nOirs sont rarement de vrais français souvent Hispano Italo Maltais Arménien Grec voir de l Est Allemands ou Hongrois

 

Il était là le problème.

 

L Algérie n a eu que les indésirables du pourtour méditéranéen transformé en français. Mais la nature l ADN on ne le change pas.

Au Maroc et en Tunisie il y avait de vrais français, et cela ne s est pas passé comme en ALgérie.

 

Il auarit fallu vous civiliser chez vous dans le pourtour méditéranée avant de prétendre apporter la civilisation à un pays qui ne vous a jamais rien demandé ni retenu...

Les Français , les vrais ont compris trop tard, que ceux qui étaient "là bas dit" n était pas de vrais français, ils n en avaient pas le tacte, ni l intellecte, ni la délicatesse.

 

C était des Européens du Sud et les plus déclassés.

Cela ne pouvez pas marcher.

AU Royaume des Aveugles.......

Se faire passer pour un Français parmi les Arabes.... c est plus dur de jouer ce rôle face aux vrais français.

Au Royaume des Aveugles.....Le Borne fut Roi.

 

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