May
30
IDENTITE NATIONALE : ORAN, BEZIERS, LE DOCTEUR RIEUX ET ROBERT MENARD

 

IDENTITE NATIONALE : ORAN, BEZIERS, LE DOCTEUR RIEUX ET ROBERT MENARD

 

 

 

« «  Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à ORAN. De l'avis général, ils n'y étaient pas à leur place, sortant un peu de l'ordinaire. À première vue, ORAN est, en effet, une ville ordinaire et rien de plus qu'une préfecture française de la côte algérienne.

 

La cité elle-même, on doit l'avouer, est laide. D'aspect tranquille, il faut quelque temps pour apercevoir ce qui la rend différente de tant d’autres villes commerçantes, sous toutes les latitudes. Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons, sans arbres et sans jardins, où l'on ne rencontre ni battements d'ailes ni froissements de feuilles, un lieu neutre pour tout dire ? Le changement des saisons ne s'y lit que dans le ciel. Le printemps s'annonce seulement par la qualité de l'air ou par les corbeilles de fleurs que de petits vendeurs ramènent des banlieues ; c'est un printemps qu'on vend sur les marchés. Pendant l'été, le soleil incendie les maisons trop sèches et couvre les murs d'une cendre grise ; on ne peut plus vivre alors que dans l'ombre des volets clos. En automne, c'est, au contraire, un déluge de boue. Les beaux jours viennent seulement en hiver. » »

 

Ce sont les premières lignes  de LA PESTE, qu’écrit  Albert CAMUS en 1947.

 

Pourquoi ORAN, alors qu’il est algérois(je le suis aussi) ?

 

On rapporte que c’est parce qu’à l’époque, il est marié à une oranaise.

 

Finalement, dans le récit, contre tous,  la lutte du docteur RIEUX  triomphe  de la peste, à la fin.

 

Oh, bien sûr, BEZIERS n’est pas laide, et  le point de vue d’Albert CAMUS sur ORAN était certainement  excessif : dans  notre Algérie française, les Algérois moquaient les Oranais.

 

Qui sait si Robert MENARD, le maire de BEZIERS, qui  y a réuni enfin a essayé de réunir toutes les droites françaises pendant trois jours, n’a pas pensé à LA PESTE d’Albert CAMUS,  notre compatriote commun, à son docteur RIEUX, alors qu’il est,  lui,  un Oranais de pure souche.

 

Moi qui étais à BEZIERS ces jours-ci, je me posais la question en y allant, et je suis bien certain que c’était vrai,  en en revenant.

 

Mais Robert  MENARD,          sera-t-il notre docteur RIEUX, ça c’est autre chose.

 

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