Oct
06
IDENTITE NATIONALE : A PROPOS DE LA BETISE INSTITUTIONNELLE

 

Je lis avec consternation (je vais lui faire parvenir directement une copie de ce billet) l’aventure qui arrive à notre confrère Wallerand de SAINT JUST.

Il est candidat et chef de liste du Front national et du Rassemblement Bleu Marine aux élections régionales prochaines en Ile de France.

Les collèges dépendent de la région.

Ainsi donc, un professeur de collège a eu l’excellente idée d’inviter, quoi de plus correct dans le cadre de l’instruction civique et de la sensibilité citoyenne à donner en France à des Français (à moins que le collège soit celui d’Algériens, je ne sais pas), les chefs de listes des prochaines élections régionales. On était exactement dans le sujet. Pour une présentation, pour savoir quoi.

 

SAINT JUST a répondu présent. Personne d’autre, d’aucun parti républicain (euh , tu parles de républicains….) n’a répondu.

Du coup, l’affaire est allée jusqu’au recteur d’académie qui a annulé l’opération.

C’est lamentable, minable, et ce recteur mérite la porte. Tandis que le professeur – j’ignore qui il est – mérite des compliments. Il faudra s’en souvenir.

Remarquez, cette affaire n’a rien de bien neuf, malheureusement.

Il y a une quinzaine d’années, ou un peu plus je ne sais plus, ma fille  Sophie était élève de terminale,  section économique,   d’un lycée religieux sous contrat  important et célèbre à Marseille . Des Salésiennes .

Le professeur d’histoire géographie avait convenu avec la classe d’un voyage  à Paris.

Dans la discussion, l’idée avait été émise  d’une visite pour voir comment c’était de visu et ça fonctionnait à l’Assemblée nationale. Mais personne ne savait comment faire. Personne n’avait contact avec personne.

Ma fille m’en avait parlé. Je lui avais répondu que moi, je connaissais la solution.

Faire appel au député de la circonscription.

C’était à l’époque mon camarade de doctorat Roland BLUM, député U.M.P.- Il n’était donc pas du Front national, je vois les sous-entendus : j’avais même été candidat contre lui aux législatives, comme suppléant de mon ami BAUMANN,  c’est dire.

Par ailleurs  BLUM  était un confrère, puisqu’avocat au barreau de Marseille. Et aussi premier adjoint au maire. Et tout et tout.

J’ai appelé BLUM au téléphone  et lui ai parlé du sujet. Il m’a répondu : Bernard,  c’est une excellente idée. Tu vas envoyer  ta fille à ma secrétaire parlementaire à Marseille, et organiser le tout avec elle.

Ce qui fut fait.

Toute la classe fut donc reçue et même invitée à déjeuner par le député au restaurant de l’Assemblée nationale. Ils n’étaient pas peu fiers les uns et les autres.

Savez-vous la suite de l’histoire ?

Justement, toute une histoire, parce qu’il ne fallait pas de récupération politique.

J’étais scandalisé et BLUM aussi, qui l’avait très mal pris.

Il résumait comme suit : si je ne puis pas inviter à mes frais les élèves d’une classe de terminale intéressée par la chose parlementaire à l’Assemblée nationale, je fais quoi alors ?

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Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

En quoi le recteur d'académie avait-il à opposer un quelconque droit de veto à l'opération? Inviter  les chefs de listes candidates aux prochaines élections régionales d'Ile de France, au titre de l'instruction civique au collége, n' a rien d'illégal en soi ni de contraire à l'enseignement public.  Cette  décision administrative de refus est académiquement scandaleuse. Son auteur, le recteur en effet, mériterait d'être renvoyé dans ses foyers sans autre forme de procès.
Le recteur, ès qualités de représentant de l'Etat, par son acte d'une insoutenable légèreté a nationalisé la bêtise. Ce qui au demeurant, ne rend pas cette dernière plus intelligente. Peuchère!

J'ai bien entendu voici quelques semaines que face à l'incivisme de certains spécialement dans l'immigration conçue comme la chance de la France (tonton, pourquoi tu tousses ?), les pouvoirs publics du moment envisageaient de faire aller aux écoles des membres de la société civile, pour lui donner des cours d'instruction civique appelée comme vous le voulez, oui parce que pour ne pas choquer les enseignants, ils faudra changer le nom.

Bonne idée. Alors, on a réfléchi et on s'est demandé qui on enverrait sur place. Bien sur on a pensé à des policiers, des gendarmes, mais aussi aux avocats. Excellente idée, pour une fois.

Wallerand de SAINT JUST  est avocat, comme certainement des centaines de candidats aux élections. On a meme eu plusieurs fois des avcoats comme présidents de la République. Oui, mais le recteur - il se prend pour qui celui-là- ne veut pas.

Il s'agirait d'etre  cohérent.

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