Jun
29
IDENTITE NATIONALE : SCHEHERAZADE ET LA NON INTEGRATION

La presse se risque à donner le prénom de la jeune fille qui a nous dit-on assassiné ces jour-ci à MARSEILLE une autre jeune fille,  d’un coup de couteau. Elle se prénomme Scherazade.  Prudente - on respecte les instructions de police - on ne communique pas le nom de famille, ni l'origine. On a aussi le prénom de la malheureuse victime, et comme c'est sujet à doute, le prénom de sa mère, qui ne permet aucun doute.

C'est un drame, pardon, une tuerie barbare  à l'orientale.

Alors on pense aux mœurs d’autres peuples, et au mieux  inévitablement  mais seulement pour un prénom, car pour le reste...,  aux Mille et une nuits.

Un  roi de Perse fait exécuter sa femme pour cause d'adultère. Prétendant que toutes les femmes sont perfides, il décide d'épouser chaque jour une vierge qu'il fait exécuter au matin de la nuit de noces pour se venger. Shéhérazade, fille aînée du grand vizir se porte alors volontaire pour faire cesser le massacre, et met au point un stratagème avec sa sœur cadette Dinarzade.

Après son mariage, le soir venu, elle raconte une histoire palpitante au sultan sans la terminer. Son époux veut alors tellement connaître la suite qu'il lui laisse la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dura pendant mille et une nuits au bout desquelles le sultan abandonne sa résolution et décide de garder Shéhérazade auprès de lui pour toujours, ayant reconnu ses qualités de cœur et d'esprit.

Sauf qu’on est ici à MARSEILLE, ailleurs et quelques siècles plus tard, dans un autre monde, avec des réalités moins littéraires.

Qui  peut nous parler encore d’intégration ?

Et dire qu’ils vont  encore devoir  rêver au moins cinq ans.

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