Jan
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JUSTICE : QUAND MONSIEUR MACRON A BIEN RAISON

Sous titre: la constitution, rien que la constitution.

Je n’ai pas voté pour son élection à la présidence, pour autant j’ai souvent, avant celle-ci (bien avant les autres dans la profession) et après  aussi, dit qu’il a raison. C’est un peu comme pour les pendules cassées qui donnent l’heure exacte deux fois par jour.  Sauf que le président de la République actuel n’a rien d’une pendule cassée, ou alors d’une pendule qui ne serait cassées que quelques heures,  voire minutes par heure.

Pourquoi ce propos ?

Parce que devant la Cour de cassation, hier, le président de la République, chantre du « en même temps » a défendu, dans son discours, « la spécificité du parquet à la française », ce corps de procureurs censé bénéficier d’une certaine autonomie tout en appliquant la politique pénale fixée par l’exécutif.

Une situation inconfortable, dans laquelle le magistrat garde théoriquement une certaine liberté d’appréciation – voire de parole – dans l’exercice de ses fonctions, tout en dépendant de son ministre pour tout ce qui touche à sa nomination, sa promotion, et le déclenchement de poursuites disciplinaires, sans même parler des moyens de travailler dans des conditions satisfaisantes.

Ca c’est le discours, pour la forme : il est évident qu’en bienséance, le président élu au suffrage universel direct par le peuple français ne peut pas dire à des magistrats,  pourtant volontaires à cette fonction (ils l’oublient trop souvent) ,  je veux dire ceux qui travaillent au parquet,  qu’ils sont aux ordres du pouvoir en place.  Alors pourtant que, plus lucide, la Cour européenne le dit carrément. Et il s’engouffre dans ce que,  d’une phrase en clin d’œil le premier président de la Cour de cassation a dit comme le périmètre de ce qui reste d’autonomie au droit français dans le concert européen. On a tourné la difficulté par une périphrase à la française « spécificité à la française ». Et hop, le tour a été  joué.

C’est comme  le : « je vous ai compris » du général de GAULLE, qui n’aimait pas non plus les juges, tous, évidemment parquet compris.  Ca veut dire aussi comme le « Canada dry » pour l’alcool, aussi dans le temps : « ça ressemble à l’indépendance, ça en a le gout, mais ça ne l’est pas ». La spécificité française est alors finalement dans l’hypocrisie des mots.

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

sous le soleil !

Il pleut.

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

qu'il neige ne change rien à l'affaire !

Le Président MACRON n'a rien dit de neuf.

N'est ce pas ?

Nom: 
Bpatonnier GIROUD

la citation adéquate de Pierre Dac à ce sujet.

Dites S.V.P.

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