Dec
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LA CRISE : AVOIR LE COURAGE DE LA VERITE

Dans cette affaire, d’un strict point de vue économique, presque tout le monde a raison, les gilets jaunes et le président aussi s’essaie si maladroitement à imaginer le problème de l’immigration, pour autant qu’on veuille bien le traiter avec la tète et pas avec le cœur.

Quelle est la réalité ? La réalité est qu’au bout des 40 dernières années de politiques pratiquement identiques, le modèle social français, celui issu de la 2ème guerre mondiale avec la nécessaire reconstruction et le renouveau économique, est à bout de souffle.

Depuis longtemps, la France n’a plus les moyens de sa politique.

Soyons sérieux. Les très riches resteront très riches. Les Français concernés sont, au demeurant, dérisoirement pauvres par rapport aux autres.  Ils sont d’ailleurs peu nombreux.

Ce n’est surement pas,  en les décapitant qu’on aura trouvé la solution. La guillotine appliquée à  LOUIS XVI n’a surement pas réglé la situation économique de la France à la Révolution.  Ce sont les guerres victorieuses de BONAPARTE passé ensuite à NAPOLEON qui ont rétabli.

Bref les très pauvres resteront très pauvres.

Il demeure le milieu, ce sont justement les gilets jaunes. Les artisans, les petits commerçants ou les petits patrons, l’immense majorité des professionnels libéraux – avocats compris- qui sont la « classe moyenne ».

C’est elle qui est écrasée, et pas les autres.  C’est elle qui se révolte. C’est elle qu’on appelle « les riches ». Gagner 10.000 €  par mois n’est pas etre riche quand certains les gagnent chaque jour…

Les petits bourgeois vont encore etre en étau. Retraités compris. 

La guillotine, l’échafaud va etre pour eux. Rien qu’eux.

Français.

Il demeure alors LE PROBLEME, que personne n’ose dire. C’est l’immigration. L’analyse qui suit n’a rien de raciste, et si elle l’a, tant pis.

Le gâteau de l’économie française ne peut plus augmenter les parts en distribution.

Il y a bien longtemps que cette situation est acquise.

On peut la dater de l’époque POMPIDOU avec l’ouverture des portes françaises à une immigration de masse, pour casser les petites rémunérations. Et puis la croyance qui a suivi : malgré la crise du pétrole, les Français allaient devenir économiquement supérieurs, les entreprises françaises aloient etre les premières du monde. On ne fabriquerait plus de casseroles ou de bassines pour les vendre aux colonies sous monopole de pavillon, ce qui était désormais impossible,  mais de la très haute technologie à fort pouvoir de croissance. Les petits salaires allaient devenir plus gros, pour éviter dans les familles d’avoir à travailler mari et femme.

Et alors, on a délocalisé massivement ailleurs, et la Chine a tout mangé.

Car elle produit maintenant non seulement les casseroles et les les bassines de base de l’économique française, mais aussi les avions et la prétendue haute technologie qu’on imaginait lui vendre.

Et nous restons avec un pays désindustrialisé, qui ne peut plus renvoyer ses immigrés à petites formations et salaires chez eux. Car la solution évidente était d’aider leurs pays d’origine, souvent d’anciens territoires français, à se développer et à équilibrer les échanges.

Exemple. L’ouvrier tunisien en France revenait en Tunisie, où des activités étaient créées et développées. Et ainsi le problème de l’immigration et celui de l’économie étaient réglés en même temps. Tout le monde était content. On importait des chemises tunisiennes. Las, les Chinois ont tout bouffé, et ont même cassé des économies des anciennes colonies. Du coup, nous restons avec tous les problèmes sur les bras.

D’autre part, on a incité les entreprises françaises à s’installer hors les frontières, tandis qu’au contraire, on n’incitait pas les entreprises étrangères à venir en France pour produire et non pour servir de boites aux lettres.

On a certes imaginé les zones franches, pour régler à la fois la question de l’immigration mal traitée, et créer si possible de l’activité. Traitée socialement, la matière est un échec, sauf les plus valeurs immobilières  de certains.

Ah, l’immobilier. Et si on reconnait enfin que c’est l’envol des prix qui est  aussi la cause de la situation actuelle : au lieu de s’investir dans l’activité, l’économie s’est investie dans l’immobilier ? Plus values pour certains. Activité pour le bâtiment certes en importations d’ouvriers immigrés. On n’a rien réglé, au contraire même.

La voici la vérité, au moment où le plus débilement du monde on signe le pacte de Marrakech, dont heureusement on pourra se sortir comme d’ores et déjà le Brésil  l’a annoncé, mort né qu’il est.

Le peuple français comme la plupart de ses gouvernants manquent tout simplement de courage.

La France, c’est un pour cent de la population mondiale.

Nous ne sommes malheureusement plus les plus riches, et les plus intelligents. LOUIS XIV et NAPOLEON 1ER sont morts depuis longtemps.

Alors, il n’y a plus que deux solutions.

  1. Ou on continue, et alors notre gâteau commun,  riches  et pauvres français va continuer de se réduire,
  2. Ou on stoppe et on rappelle que nous ne pouvons plus assurer la misère du monde. La formule n’est pas de la famille LE PEN et de ses amis et soutiens, elle est, je le rappelle, de feu Michel ROCARD.
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