Dec
16
LA CRISE : LE BARIL DE PETROLE (159 LITRES)

 

Il est en permanence,  près de moi  et de l’ordinateur de mon domicile,  d’où partent la plupart de mes billets,   un cylindre noir en matière de synthèse,  de  huit centimètres de haut, qui représente un baril de pétrole.

Un truc de deux dollars,  un bidule de rien du tout,  acheté il y a quelques années à la boutique du musée du pétrole de la presqu’ile de Glavestone, un peu au sud de Houston, au Texas.

Passé le temps où une famille de quincaillers arméniens de Kayseri (c’est au centre de la Turquie actuelle) diversifiait,  au milieu du XIXème siècle son activité, en mettant en bidons d’un ou deux litres,  le pétrole livré en vrac et en wagon,  depuis Bakou.

Deux générations plus tard, ils étaient devenus banquiers,  et l’ingénieur Calouste GULBENKIAN, le dernier d’entre eux, avait découvert et mis en valeur tous les pétroles du Proche Orient d’aujourd’hui, devenant un temps l’homme le plus riche du monde.

Le cours du baril de pétrole est désormais  devenu le moteur du monde..

Il a même été  un temps un moyen de pression de politique arabe, qui a déséquilibré le monde occidental, mais n’a pas réussi à l’abattre. 

La terre entière s’est trompée quand elle a cru que le pétrole et les énergies fossiles, c’était terminé.

C’est faux, du pétrole, du gaz, il y en a partout et en quantité. La seule question est le cout de son exploitation. Certains ont imaginé que le cours montrait à l’infini. Alors, on a diversifié, et cherché encore.

Un ingénieur des Ponts et Chaussées, Sid Ahmed GODZALI,  ministre algérien du pétrole,    avait averti,  voici 25 ou 30 ans.  Plus on s’éloignera à l’augmentation d’un prix à 50 $ le baril, plus la recherche nouvelle sera couteuse,  voire ruineuse. Tant d’années après, du pétrole il y en a toujours. On a bien essayé de le monter à plus de 100 €, et alors le pétrole pas cher est revenu. En quantités énormes.

On est ce soir à 51  € le baril. La moindre menace,  ici chinoise,  sur une baisse des achats, c’est la panique. Qui sait si elle ne correspond pas,  en réalité,  au troc,  que font surement  au nez des Américains impuissants, et s’ils le font ils ont bien raison de le faire, les Chinois avec les Iraniens.

Quand on aura terminé avec le pétrole, il y aura à épuiser le gaz naturel. Puis viendra le méthane du très grand est russe. Infini.

La marge est immense devant nous.

Est-ce  une raison pour en faire le support de la fiscalité des Etats. Pourquoi pas, certains Etats le font déjà.

Mais alors, il faut supprimer tous les autres impôts. Bon, je rêve.

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