Dec
20
LA NOTICE

Signe de temps dans lesquels, premièrement plus personne ne lit, parce que ne sait lire, et deuxièmement, parce que tout est devenu si compliqué qu'il faut l'expliquer, en termes très simples, parce que malgré de si couteux impôts finançant l'éducation nationale qui forme des illettrés, y compris à l'Université,

Voici que les textes légaux et réglementaires, mis en ligne sur le site du journal officiel de notre si belle République, sont précédés désormais d'une notice.

Notice dans laquelle on vous explique sommairement le texte lui-même qui suit.

Ainsi, serez-vous dispensés de lire le texte officiel lui-même. Eternelle recherche du facile.

Plus tard, on imaginera peut être le résumé de la notice, qui permettra ainsi d'éviter de la lire, elle-même chargée d'éviter de lire le texte. Etc. J'arrête là.

Cette histoire me rappelle l'usage du Tribunal de commerce de TOULOUSE, unique à ma connaissance d'un stock d'autres tribunaux du même type partout en France. Moi qui suis bon et ainsi dit pas modeste avocat commercialiste.

A TOULOUSE, donc, ville d'autant plus chère à mon coeur que mon nom de famille n'indique pas que je suis un peu gascon, et que le grand père de mon grand père maternel avait fait sa communion solennelle à Saint-Sernin, à TOULOUSE donc, voici comment on procède devant les juges consulaires, au premier étage du palais de la Bourse.

Unique en France, je crois bien. Chaque avocat résume son affaire en droit et en fait devant le Tribunal. Puis, vous plaidez « normalement » devant lui.

Je ne suis pas un habitué (c'est loin, TOULOUSE), mais je n'ai jamais été déçu.

Et après le résumé des avocats, aucun juge ne sommeille. Je vous l'assure.

Espérons donc qu'après avoir consulté la notice, les lecteurs feront comme les juges consulaires de la si belle ville rouge, ils iront plus loin.

Commentaires

Nom: 
Monique Maisonblanche
Site: 
http://

de le souligner et je comprends votre analyse,mais ce sont les suites logiques d'une économie du marché industriel d'obscurantistes.

Au monde d'hier ,nous pouvions lire aux pages "économie" ceci:

Affaire EADS : l'AMF blanchit les anciens dirigeants du groupe

Au sein de l'AMF, le trouble est manifeste. Certains enquêteurs regrettent l'emballement médiatique, et le fait que pendant trois ans, les personnalités mises en cause aient été vues comme des coupables, au mépris de la présomption d'innocence. Mais ils restent convaincus que des fautes ont bien été commises.

Ils estiment que les retards de l'A380, évoqués en mars, constituaient un fait suffisamment important pour relever d'une information privilégiée. Assez, en tout cas, pour que les personnes s'abstiennent de vendre leurs actions ou qu'elles informent le marché que tout n'allait pas si bien. La procédure d'enquête reste, du point de vue de l'AMF, irréprochable. Ce point est d'ailleurs admis par la commission des sanctions. Mais alors ? La force de persuasion des bataillons d'avocats mobilisés pour la défense des puissants industriels a-t-elle été décisive ?

Même en l'absence de sanctions, l'affaire EADS laissera des traces. Le président de l'AMF, Jean-Pierre Jouyet, a annoncé qu'il voulait à la fois renforcer les droits de la défense et ceux du Collège de l'AMF. Ce dernier ne peut faire appel, contester, des décisions de la commission des sanctions. Des failles que l'affaire EADS a mises en évidence.

???

Rapport avec la choucroute (pardon, ici avec le cassoulet ?)

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