Dec
28
LE PRESIDENT DE LA CONFERENCE DES BATONNIERS N'Y CONNAIT RIEN

Je vais encore ici me faire des copains.

Je lis la note « urgence R.P.V.A. « du président de la conférence des bâtonniers, sans date mais éditée juste après le 11 décembre 2009. Enflammé, et convaincu, il y défend le R.P.V.A. , « sauveur de la profession », notamment pour être prêt en appel le 1er janvier 2011.

Il est bien gentil notre président, mais d'abord, questions dates, on dirait que ce sera le 1er janvier 2012.

Ensuite, il est bâtonnier, donc il a la manie de faire des discours pour faire des discours, des discours qui ne veulent rien dire ou si peu, et qu'on se dépêche d'applaudir après les avoir vaguement écoutés, parce qu'on est bien élevé, et que le buffet est là, derrière, qui vous attend, et qu'après tout, c'est bien pourquoi on est venu entendre parler.

Depuis Austerlitz, les Français perdent toutes les batailles. C'est vrai au barreau comme à l'armée de Napoléon. Ici, le raisonnement est le même. On risque de perdre la bataille de l'informatique, parce que les généraux ne sont pas à la hauteur.

On ne peut écrire que le système (du R.P.V.A., enfin e-barreau) existe, il fonctionne, et que nous ne pouvons plus hésiter, critiquer, résister.

Non, bâtonnier, c'est plus subtil que cela. Et s'il y a matière, il faut critiquer.

Je donne des images, pour que les choses sont bien claires pour tous, y-compris-les-petits-enfants : il ne suffit pas d'avoir un ordinateur sur son bureau, il faut savoir s'en servir, et si on veut s'en servir, il faut que son contenu vous serve à quelque chose.

En l'état actuel, le R.P.V.A ne sert pas à grand-chose. Parce que ceux qui l'ont conçu, en catastrophe parce qu'il fallait bien trouver quelque chose, ont accepté le premier devis bidon et couteux qui passait, surtout sans rien à comprendre du tout, se sont arrêtés en route. Tout fiers d'eux et satisfaits. « Allons diner messieurs. » Personne n'avait pensé la globalité de l'usage de l'informatique par la justice française. Aux Etats-Unis, ça fonctionne depuis plus de dix ans, et personne n'a eu idée simplement de voir comment ça fonctionne avec cours d'appel fédérales.

Car, le R. P.V.A. n'est pas une fin, c'est un début seulement et surtout ce qu'est qu'un moyen, un vecteur.

La vérité est uniquement de savoir ce qu'on met dedans. Car c'est son contenu qui compte, pas son existence.

Même si je ne suis pas sur qu'on me comprend bien, je redis pourtant : « le fonctionnel est supérieur à l'organique. »

Vous avez créé le R.P.V.A. Vous avez créé l'enveloppe. Mais l'essentiel, c'est la lettre que vous devez mettre dedans. Non, pas la lettre, les lettres, les études, les documents. Faire une enveloppe et même écrire un nom dessus, c'est dérisoire, par rapport au travail du contenu. Et bien, pour l'instant, on n'est qu'à l'enveloppe.

Il faut qu'on travaille à quoi le R.P.V.A. va servir. Actuellement, il ne sert qu'à vous donner en ligne des listes d'affaires, et dans certains cas à communiquer avec certains juges. C'est rien du tout. Ce n'est pas ainsi qu'on va régler l'avenir.

Ce sera considéré comme prétentieux de ma part, mais après tout, je m'en fous, j'ai un conseil à donner au président de la conférence des bâtonniers. Qu'il aille donc sur mon blog lire ma « lettre de réclamation au père Noel ». Tout y est.

Il y verra tout ce qui manque encore, et c'est monumental.

Au lieu de faire de jolis discours, il faut demander aux avocats, imposer aux avocats qu'ils disent ce dont ils ont besoin, et créer les programmes, les liens.

Ainsi, pour en revenir à l'image ci-dessus, le R.P.V.A. ne sera-t-il pas un truc à décorer.

Je doute fort qu'on y parvienne en six mois maintenant là où nos élus, intelligents, supérieurs, et surtout compétents, puisqu'élus, censés connaitre les termes du problème depuis au moins deux ans, en sont encore à radoter.

Commentaires

On a quand même gagné, tout seuls :

* Friedland

* Eylau

* La Moskova et Borodino

* Montereau

* Solférino (un peu aidés)

* Sébastopol

* Gravelotte et Champigny (ça fait maigre pour 1870...)

* La Marne

* Verdun

Bon, après, on a de la défaite glorieuse : Waterloo, Camerone et Bazeille, par exemple.

pour le reste, le RPVA, je suis plutôt d'accord.

:-)

Oui, c'est vrai, je suis dur.

Mais concédez moi que pour la classe, AUSTERLITZ, c'était quelque chose, avec le panache. Et sans grande casse.

Ici, non seulement les avocats ne gagnent pas, mais ils n'ont aucun panache. On rapetasse, on se fait tout petit, merci monsieur le premier président, merci je ne sais pas qui. Restons un instant à AUSTERLITZ: imaginez vous une fraction de milliardième de seconde comparer NAPOLEON et WICKERS ? Je n'évoque pas non plus le président de la Conférence des batonniers.

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