Apr
30
LETTRE DES MON BARREAU QUANT LE CONSEIL DE L’ORDRE ET LE BATONNIER ME COPIENT

 

La principale activité du bâtonnier et du conseil de l’ordre du barreau de Marseille est certainement  de surveiller ce que j’écris sur mon blog.

On surveille l’Arménien sans arrêt et lorsqu’on croit qu’il dérape parce qu’il vous écrit  que vous ne l’aimez pas plus que tous les autres Arméniens de la profession, vous poursuivez en correctionnelle pour injure.

Bon, ce n’est surement pas fini. On en reparlera.

Voici cependant  que ce matin, les bienheureux  avocats du barreau de Marseille découvrent par une lettre circulaire de leur bâtonnier  bien aimé datée du 30 avril, que la Cour de cassation a rendu un arrêt capital en matière de prescription des honoraires des avocats, le 26 mars écoulé.

Oui, sauf que cet arrêt a été signalé  mon blog dès le 10 avril avec sa référence et les commentaires appropriés.

 

Il a donc fallu rien moins que 20 jours à mes censeurs ordinaires pour réagir  sur un sujet capital.

Je maintiens qu’ils sont mauvais.

Et qu’ils n’aiment pars l’Arménien. Oui parce que récemment dans l’actualité, il y avait autre chose de juridique que la Cour de cassation .

Allez salut.

Commentaires

Nom: 
Benoît Van de Moortel

 

Même qu’ils étaient, ces arrêts (il y en a deux du même jour), sur le blog du Bâtonnier Giroud dès le 27 mars. Cela fait donc plus d’un mois … Ce qui ne retire rien à l’intérêt de votre commentaire du 10 avril sur la question. Ce qui est juste embêtant pour les avocats qui, non payés de leurs honoraires et ne consultant pas régulièrement la blogosphère, croyaient avoir encore 3 ans et un mois pour saisir le bâtonnier, alors qu’ils n’avaient plus qu’un mois … et que ce mois est passé.

Ceci étant, devant les jurisprudences divergentes des premiers présidents de cour d’appel, l’urgence était de ne pas attendre celle, au demeurant prévisible, de la cour de cassation.

Et fichent la paix à GIROUD.

Nom: 
Pierre DOYEN

L'Ordre  n'est pas venu à l'existence pour défendre les droits des avocats, mais pour les réprimer. C'est ce qui ressort de la lettre  adressée par l'Autocrate  à son archichancelier CAMBACERES.

Voilà pourquoi  l'Ordre des avocats est-il plus diligent pour vous poursuivre, plutôt que pour vous  communiquer la jurisprudence de la cour de cassation, utile pour la défense des droits de la profession.

 

Votre observation est très pertinente. L'arret de cassation n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe, et il y avait des points de vue parfaitement différents. J'ai mis en ligne voici quelques mois une ordonnance de référé sur un exécutoire d'honoraires expliquant que le travail de l'avocat n'était pas une marchandise. C'était très gentil de la part du magistrat, sauf que légalement, ça ne tenait pas la route.

 

Non, ce qui est plus intéressant ici et dont on ne va pas parler (mais franchement, je commence à avoir envie de passer à autre chose, tant est lamentable le niveau moyen des confrères), qui est la poursuite indéfinie de la création de deux droits différents. L'ordinaire et le professionnel.

Ca dure depuis une bonne cinquante d'années au moins, et ça n'est pas terminé. La preuve.

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