Apr
19
LETTRES DE MON BARREAU : D'INDECENCE EN INDECENCE

L'organe local du monde politique bien pensant, pour l'instant tendance SARKOZY, peut être pour éviter le dépôt de bilan plus tard tendance HOLLANDE dans quelques jours, je veux parler de LA PROVENCE, revient évidemment sur le nouveau feuilleton du barreau de MARSEILLE.

Et voici que tel confrère, grand ami du sénateur-maire actuel, avocat de qualité et de renom, sans compter d' untel, conseiller municipal aux finances, ancien président viré avec pertes et fracs et peut être enquête judiciaire en cours, de l'organe supérieur national d'une grande institution qui lui confie localement son contentieux, le même qui jadis m'accusait à moi par dénonciation calomnieuse d'avoir détourné des fonds (les dinosaures ont de la mémoire) vient essayer d'aider les copains en examen, en demandant lui-même à être mis en examen.

Non, confrère et ami, pour aider quelqu'un en justice, on ne se dénonce pas comme un rempart qu'on ferait de son corps pour faire dire la justice et le droit. Si on est avocat, on propose éventuellement ses services et pour cela, pas besoin d'appel d'offres.

Du coup, je vous suggère de prendre contact avec tel autre confrère. Je sais qu'on me lit. On se comprendra.

Revenons à elle : LA PROVENCE sous une signature anonyme, mais connue F.G. (je suis en paix et en famille pour l'instant) pose la question de savoir si un office d'H.L.M. doit recourir à un appel d'offres pour confier ses - je cite- petits dossiers.

C'est cela, le mot est lâché. C'est petit. Petit, c'est gentil, mignon, féminin. Ca va passer.

Et bien non, moi qui dans cette affaire suis plus petit que tout le monde (« KUCHUK » en turc mais aussi en farsi -la langue de la Perse- veut dire petit), je dis que non. Si l'infraction existe, sa taille n'a aucune importance. C'est ici un délit.

Rien moins que treize cabinets d'avocats marseillais ont été appelés par des sociétés d'H.L.M. locales sans aucune mise en concurrence entre 2005 et 2009 suivant ce qu'on sait et le rapport du MILOS.

On ne le dit pas, mais sauf erreur de ma part, ils sont toujours en poste.

Je vous rassure, dans cette liste, que du beau monde. De l'élu, du fils d'élu, du conjoint d'élu.

Et moi, je ne suis pas élu. J'ai pourtant le droit de vivre. Les miens aussi, non ?

Non, non et non. Ca suffit cela. Et si celui qui volontaire pour sa mise en examen y tient vraiment que le juge d'instruction le mettre en examen.

En attendant, je réfléchis à ma constitution de partie civile dans cette affaire. Oui, parce qu'avec ma formation (dites les copains, j'ai tout de même été dans la promotion de l'actuel premier président de la Cour de cassation, en rang d'entrée meilleur que lui à l »E.N.M.), avec mes diplômes, mon talent et mon honnête à la con, j'ai tout de même le droit aussi d'être par exemple avocat d'une société d'H.L.M. Mieux encore, puisque la Cour de LUXEMBOURG m'en a donné le droit, j'ai démarché toutes celles en cause pour leur offrir mes services . Vous vous doutez que personne ne m'a répondu à moi.

Nous savions depuis longtemps déjà que la France est une république bananière, puisqu'on produit ces fruits aux Antilles et à la Réunion. Au moins.

Je vais mieux regarder les plantes du jardin intérieur de la maison des avocats du barreau de Marseille : je vais sans doute y trouver quelque bananier.

P.S. Tiens, je vais adresser ce texte à LA PROVENCE. Oui, parce que ce quotidien ne me connaît qu'à travers les annonces légales que je lui confie de temps à autre pour des rappels de vente : je paie pour cela.

Tant pis si je fais du volume dans ses corbeilles à papier.

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