Apr
19
LETTRES DE MON BARREAU : LA REPONSE AUX REPROBATEURS EVENTUELS

Voici que quelques rares critiques viennent déjà à mes oreilles ensuite de mes vives interventions sur l'indécence ambiante et l'affaire des prestations juridiques des sociétés d'H.L.M. de notre ville. On me dit, Bernard tu ne devrais pas. Untelle est mon ami, untel est mon copain.

Dites, les amis, c'est justement contre ce copinage institutionnel organisé sur le dos des deniers publics et subsidiairement sur la libre concurrence entre avocats, alors que la seule compétence devrait etre l'unique critère, que je m'insurge. Parce que j'en suis la victime comme la majorité des confrères.

Que je sache, je ne vous ai pas entendus protester lorsque certains clients institutionnels m'ont quitté : il y a bien longtemps lorsqu'un écureuil scélérat m'avait même accusé de lui voler ses noisettes, qui en a été pour ses frais mais dont le chef écureuil a couté une fortune à la collectivité, une autre qui ne m'aimait pas mais mutuellement. J'arrête. On sait bien que dans la coulisse étaient les copains, élus politiques, délégués syndicaux ou en réunions de loges maçonniques pour décider qu'il fallait avoir ma peau et surtout refiler les dossiers aux copains.

Tout récemment encore, lorsque tel mandataire judiciaire que j'avais parfaitement défendu pendant des années et des années à sa plus grande satisfaction a décidé brusquement de plus faire appel à moi, en oubliant au passage de me payer des centaines de milliers d'euros, partant comme un voleur.

Interpelé par un président de Tribunal de commerce interloqué, on le serait à moins, il a même déclaré qu'il était parfaitement satisfait de moi. Mais que.

Mais que quoi ? Mon sort a -t-il été scellé en réunion de l'association "Droit et commerce" dont il est membre ? A moins que ce soit en assemblée consulaire. Ou les deux.

Sachez que je suis très raisonnable. Et tout prêt à me taire : puisqu'on est en république bananière, qu'on me livre donc quelques régimes de bananes.

Pas tout pour les autres. Il ne faudrait pas non plus pousser l'odieux jusqu'à m'imposer le silence au rsique que certains imaginent qu'en plus, si on m'a fait çà, c'est que je n'étais ni bon, ni sérieux ni tout ce que vous voulez. Y compris un zeste malhonnete.

Vous connaissez le grand air de la calomnie ? Parce qu'en plus, des avocats comme moi, il y en a des centaines et des centaines en France et ailleurs ... C'est assez de se taire.

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