Feb
03
LETTRES DE MON BARREAU : LES AVOCATS DE MARSEILLE SONT DONC LES PLUS MAUVAIS DE FRANCE (1)

C'est implicitement, mais nécessairement, la conclusion à laquelle on arrive lorsqu'on lit le dernier « QUE CHOISIR », qui classe les banques exerçant en France, en fonction de leur qualité et surtout de leur cout.

Et bien la banque qu'on remarque de très loin, est celle choisie par notre barreau, pour être son partenaire, elle est même installée dans les locaux de la maison de l'avocat, et elle se flatte d'être « la banque des avocats de MARSEILLE ». C'est la SOCIETE MARSEILLAISE DE CREDIT.

Créée en même temps que les CREDIT LYONNAIS, COMPTOIR D'ESCOMPTE ET SOCIETE GENERALE, mais par le capitalisme bourgeois infiniment médiocre des Marseillais, dans les années 1860, elle est la suite et la conséquence de celle qui existait avant sa bienheureuse nationalisation sous les socialistes d'après 1981. C'était le temps de son président, un certain de CAZALET dont je me souviens qu'il avait eu quelques problèmes judiciaires rapportés dans la presse de l'époque...

Puis, elle est passée de mains en mains, à moment donné chez CHAIX, banquier d'AVIGNON. Lui-même nationalisé. Ensuite, il avait été question de la faire cadeau au groupe DAEWOO, s'il avait acheté une activité industrielle dans l'est.

On lui avait même désigné à moment donné un directeur, détaché de la magistrature judiciaire locale, dont nous nous souvenons parfaitement à MARSEILLE, un certain Monsieur BAGUR.

La petite histoire apprend qu'il a pris la fuite lorsqu'il a découvert ce que quelque temps plus tard avec écrit sur la banque l'hebdomadaire « LE POINT. »

Puis, elle a été accrochée au CREDIT DU NORD, lui-même acheté par la SOCIETE GENERALE à PARIBAS, avant que celle-ci ne fusionne avec la B.N.P. Sous le nez de la SOCIETE GENERALE.

Puis, invendable, sans doute en raison de ses pertes, le CREDIT DU NORD s'en est débarrassée récemment, avec une recapitalisation interne rendue impérative, aux frais de la SOCIETE GENERALE.

Qui évidemment ne veut surtout pas la fusionner comme il avait fait jamais avec le CREDIT FONCIER D'ALGERIE ET DE TUNISIE devenu CENTRALE DE BANQUE.

On le comprend, il avait déjà du faire absorber la COMPAGNIE ALGERIENNE DE CREDIT ET DE BANQUE par la BANQUE DE L'UNION PARISIENNE elle-même absorbée par le CREDIT DU NORD.

Vous suivez ?

Bref, je vous la fais courte. Désormais on l'a chez nous. Et un peu.

Comme il faut bien briller d'une manière ou d'une autre, elle vient d'être remarquée au classement national français des banques : elle est de très loin le plus chère de toutes.

Bravo les avocats de MARSEILLE et leurs élus.

Et dire que je suis actionnaire de la SOCIETE GENERALE, c'était le banquier de papa à ALGER, et ma mère y avait travaillé. Faiblesses du passé.

Il me revient un mot écrit par un haut responsable de la NATIONAL WESTMINSTER BANK à LONDRES, à une époque où j'étais leur avocat à MARSEILLE (ils n'existent plus localement). Je demandais conseil pour acheter il y a plus de 25 ans des actions d'EURODISNEY, pour le cas où un jour, la valeur remonterait. « Le futur de mes enfants », des conneries de ce genre.

Je me souviens de la réponse très british qu'on avait faite à mon intention au liquidateur amiable de la filiale française de la banque anglaise, je traduis : « vous conseillerez à notre avocat à MARSEILLE de s'intéresser à des placements plus sérieux ».

On devrait écouter plus souvent les Anglais.

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(1) Financièrement s'entend.

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
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