Sep
14
LETTRES DE MON BARREAU : CELLE-CI A MADAME LUISA STRABONI

 

Les membres du conseil de l’ordre n’aiment pas à Marseille que les confrères leur écrivent. Ils sont, comment dire, intouchables.

Par le passé, j’ai bien essayé de leur adresser des recommandations, des observations ou des  remontrances. J’ai même cité les auteurs du temps de la Révolution française qui ont  établi ce droit absolu du citoyen –lire ici avocat- lambda.

Rien n’y a fait.

Donc, je m’y prends autrement et j’écris publiquement. Suivez-moi.

L’affaire se passe ce matin rue Lulli à Marseille.

A hauteur d’un restaurant appelé « Le Mas de Lulli », bien connu des fêtards nocturnes et des célébrités de passage ici. Les murs sont tapissés de photos de vedettes de passage. C’est derrière l’Opéra.  Dont le patron,   plus ou moins en retraite,  est un ancien scaphandrier professionnel   et d’origine grecque. Donc, j’adore.

La partie trottoir est un peu encombrée par les tables en terrasses du restaurant.  On ne peut passer deux à la fois. Ma consœur Luisa STRABONI vient face à moi, elle parait absorbée par son téléphone cellulaire. Elle m’a nécessairement vu puisqu’elle s’est engagée, alors que je viens de lui céder le passage. Par galanterie. Plus qu’une avocate, c’est une femme.

Alors, elle me voit. C’est dur de ne pas me voir, ou alors il faut vite consulter un ophtalmologue. Et une fois passée, elle me dit « pardon ».

Pas « bonjour », mais « pardon ».

Tant pis pour le bonjour. Qu’elle me doit, elle est nettement plus jeune que moi. Passons.

Elle aurait du non pas me dire « pardon » mais simplement « merci ».

Alors, je réfléchis et me dis ceci. La consœur est membre du conseil de l’ordre.

Qui connait mieux que le conseil de l’ordre la « délicatesse » correspondant à la politesse ci-dessus ?

Ce conseil qui a cependant  décidé de me poursuivre en correctionnelle soutenant que j’ai injurié la profession en écrivant sur ce blog d’avocat qu’elle est raciste à la cause arménienne.

J’imagine donc qu’elle se repent désormais, et quelle me demande pardon pour avoir ainsi mal agi. C’est que tout le démontre, y compris le lieu, devant les Grecs, amis de génocide des Arméniens, avec leur pontique.

Je suis dans le doute, à la vérité. 

Heureusement, je fais citer ce confrère et 39 autres membres passés et actuels du conseil de l’ordre en correctionnelle comme témoins. Si elle vient, je lui poserai la question de savoir si ce « pardon » avait ou non un rapport avec cette affaire.

Si elle ne vient pas, et les autres non plus, ce sera un beau sujet d’incident de procédure pénale. Mais il faudra attendre décembre prochain ou plus tard pour le savoir.

Quel beau métier que celui d’avocat.

Commentaires

Avez vous si peu de courage et d'éducation que vous ayez besoin d'écrire une lettre qui m'est destinée sur votre journal (que je ne lis pas!) plutôt que me parler directement ou m'écrire directement!

Je n'aurai jamis imaginé que VOUS puissiez donner une leçon de politesse à qui que se soit et notamment à moi!

D'autant que je vous ai dis bonjour et pardon, ce que vous n'avez peut être pas entendu, étant si peu habitué à prononcer ces mots!

Ceci étant précisé, à l'avenir, dispensez vous de m'écrire de quelque façon que se soit.

Quant à la citation en correctionnelle à laquelle vous faites référence, je vous indique ne l'avoir jamais reçue mais peut être confondez-vous?

Mon nom est LOUISA STRABONI si vous voulez me citer, faites le bien.....

 

C'est en cours.

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