Jun
24
LETTRES DE MON BARREAU : CLOCHEMERLE OU LE SEXISTE FLATTEUR

 

Voici que « Dalloz actualité »,   qui cherche depuis longtemps à concurrencer blog avocats, avec des moyens que nous n’avons pas,  et nous refuse le Conseil national des barreaux, se lance dans une rubrique « Clochemerle »,  sous le titre :  « affrontement entre une avocate et un promoteur immobilier à Marseille ».

Du coup, en traitant le sujet, je suis obligé de lui faire de la publicité, alors que lui, « Dalloz actualité », n’en fait aucune pour blog avocats,  et spécialement pour  le mien. Ce sont donc des  petits, des étroits.

L’histoire commence le 19 juin  courant,  quand on explique une bagarre locale, qui a dû avoir lieu et doit encore avoir lieu ailleurs  en France.

C’est celle du recours  de tiers concurrents contre les décisions de permis de construire obtenus par des promoteurs, afin de  paralyser certaines opérations, et sans doute monnayer les retraits des procédures de contestation. 

Notre confrère et mon ami Roland BLUM, ancien député et grand connaisseur du marché de la promotion immobilière (il a été promoteur) l’avait dénoncé dans la presse.  Je crois même qu’il est l’auteur d’une proposition de loi,  qui,  justement a du se perdre au palais Bourbon.

Bref, il parait que tel grand groupe international et national dirigé on, dit par un ancien confrère (et j’imagine les trois dernières de son nom de famille) s’en offusque. On plaide, et les tribunaux lui rappellent que le droit au recours est absolu. Circulez  il : n’y a rien à voir. Le promoteur international est puissant et il a même réussi à faire mettre en examen l’avocat et son promoteur contestataire de client. Evidemment, la relaxe du tribunal suit normalement.

Alors, contre-attaque de l’avocat qui attend maintenant,   à ce qu’on nous dit, un jugement  sanctionnant la dénonciation calomnieuse dont elle a été l’injuste victime. Il parait même que le barreau de Marseille l’a soutenu,  bravo. C’est au passage le même barreau qui me poursuit en correctionnelle parce que j’ai écrit qu’il était raciste à la cause arménienne.  Voir mon billet suivant.

Cela dit, la condamnation pour dénonciation calomnieuse n’est pas acquise,  car les règles de son application   sont trop rigoureuses,  avec une tendance fâcheuse à protéger le dénonciateur. On verra.

On ajoute que la consoeur déclare qu'elle a peur pour sa sécurité. On peut la comprendre.

Jusque-là, c’est du droit administratif, du droit et de la procédure pénale. Et des préférences du conseil de l’ordre marseillais.

« Dalloz actualité » rapporte plutôt les propos d’un confrère sur l’avocat en question, qui est une avocate. Il dit d’elle qu’elle est jeune, jolie et compétente.

Ce propos vient d’un confrère à l’immense talent d’amuseur public, puisqu’il dirige tous les deux ans la revue de la profession, Et qu’on peut se demander sérieusement ce qu’il fait à perdre son temps au barreau, car  il y a longtemps qu’il devrait être sur les planches avec un succès,  national,  au moins. Passons.

Et voilà qu’un groupe de 13 consœurs  d’un peu partout adressent le 23 juin à « Dalloz actualité » une lettre ouverte de vives protestations,  accusant le confrère grand  amuseur de sexisme.

Elles expliquent que le caractère joli de la consœur concernée est totalement sans lien avec l’objet de l’article ou de la procédure. ll parait aussi que le terme compétente est inutile, parce que l’avocate en question a le CAPA.

Ces 13 consœurs sont des pisses vinaigres. A moins qu’elles ne soient jalouses. Je n’entre pas dans cette discussion.

Quant au confrère auteur des propos présentés comme sexistes,  je lui offre mon concours si jamais il était ennuyé de cette affaire.

Il n’est pas spécialement de mes amis, mais il y a comme cela entre nous des liens.

Pour tout vous dire, ses parents sont pieds noirs comme moi et nous avons donc des points communs, notamment comme grands amateurs de  soubressade.  Lui celle de Staoueli, moi plutôt celle de Fort de l’eau,  parce qu’à mon sens plus authentique,  puisque mahonnaise tandis  que j’ai une arrière-arrière -grand-mère née à Fort Mahon.

Et puis on pourra toujours invoquer les art. 122-1 et suivants du Code pénal.

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