Feb
17
LETTRES DE MON BARREAU : COMMENT PEUT ON ETRE AUSSI AFFLIGEANT ?

Publié également sur Facebook.

C’est la question que je me pose,  en lisant le message que m’adresse automatiquement, sur une de mes adresses de courrier électronique,  un candidat à la prochaine élection du bâtonnier de Marseille, dans l’organisation actuelle du barreau local.

Il est simplement affligeant que ce candidat utilise  en l’accolant au sien paternel  le nom célèbre et glorieux d’un très grand avocat, qui fut son grand père.

Il est d’ailleurs amusant de savoir que ce dernier,  dont la municipalité a donné son nom à une rue,  devant un  palais de justice,  n’ait jamais réussi à être élu nulle part, bâtonnat compris, où il eut comme résultat quelques voix ou dizaines.

Comme quoi, plus tard, je n’ai pas été tout seul.

Quelques formules délirantes que je lis alors.

« Dans le respect des traditions » … Mais qui peut donc encore aujourd’hui s’abriter derrière des traditions ? La lustrine, l’encre violette et la plume sergent major, l’obéissante imbécile, etc.

« Confident » Non le bâtonnier ne peut pas être le confident de l’avocat, puisqu’il est par principe et définition son concurrent, pire il est de droit son censeur dès lors qu’il a le droit de la poursuivre au disciplinaire et j’en connais même qui poursuivent au pénal, après avoir été discrédités au disciplinaire

« Bouclier ». Ah oui, bouclier en carton pate contre les pouvoirs publics et surtout pas à la hauteur des autres professionnels libéraux

« Notre Histoire ». Mais quelle histoire ? Quelle force ?

Tout ca est bien affligeant.

 

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