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LETTRES DE MON BARREAU : ENFIN, D’UN BARREAU VOISIN, AVOCATS ET PETAIN

Madame Liora ISRAEL,  Normale Sup. sociologue (« Robes noires, années sombres », Fayard, 2005),  nettement moins diplomate sur le sujet que Robert BADINTER, écrit ceci (page 150) :

« « Comme le barreau de Paris, et parfois de manière plus prononcée encore, les barreaux de province accueillirent favorablement le régime inauguré par le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Ainsi, dès le 12 juillet 1940, le conseil de l’ordre du barreau de Lyon décidait de faire parvenir au maréchal Pétain « une adresse de félicitations et de reconnaissance ».

« « Le 23 juillet 1941, le conseil de l’ordre du barreau d’Aix en Provence se réunissait en sa bibliothèque avant de se rendre à un service religieux à la cathédrale. Après cette cérémonie, le conseil de l’ordre se plaignait auprès du sous-préfet de ne pas avoir été placé comme ses membres l’entendaient dans la cathédrale, c’est-à dire aux cotés de la cour  (ils avaient envoyé à l’avance lettre en ce sens au chef du protocole).

« « L’Association nationale des avocats rendait compte dans son bulletin de décembre 1941 de l’excellent accueil que le maréchal avait fait à son président lors d’une entrevue le mois précédent. F. Payen  écrivait « le maréchal dont la forme physique et la vigueur d’esprit  son admirables, a bien voulu me dire, entre autres  choses, qu’il sent l’importance de la justice, laquelle comme le pouvoir, doit venir d’en haut et non d’en bas, et qu’il s’intéresse par conséquence aux avocats dont il connait le rôle et la fonction. »

« « Les relations semblaient ainsi idylliques entre les barreaux et les autorités, d’ailleurs le bâtonnier d’Aix en Provence avait été, tout comme Payen, associé à la préparation de la loi du 26 juin 1941. » »

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