May
31
LETTRES DE MON BARREAU: INDIGENCE ORDINALE, COMMUNICATION NUMERIQUE ET ANCHOIS DES TROPIQUES

 

Je suppose que mes pairs marseillais lisent mon blog.

Voilà qu’ils organisent alors une réunion, le 6 juin sur le sujet.

Bien sûr, on n’y m’invite surtout pas.

Ils sont vraiment spéciaux à Marseille.

Mais quel est le sujet ? Je rappelle alors  ceci.

 La toute première décision rendue par le conseiller de la mise en état d’une cour d’appel l’a été   le 19 mai 2017 ensuite de l’avis rendu par la Cour de cassation  quelques jours plus tôt. Le 5 mai.

Contraint et forcé, je vous assure qu’il ne donnait pourtant  pas du tout l’impression d’aller juger cela, mais la Cour de cassation n’avait pas encore remis les choses en ordre, la mise en état s’est incliné.

Ainsi donc n’importe quel avocat de n’importe quel barreau de France peut faire appel et occuper en matière prudhommale devant n’importe quelle cour d’appel. Rien de bien nouveau.

Plus intéressant cependant : on juge que  l’absence de connexion au système R.P.V.A. d’un avocat inscrit dans un barreau extérieur constitue une cause étrangère permettant à cet avocat d’établir son acte sur support papier valant remise au sens de l’art. 901. Donc l’appel est recevable aussi.

MAIS AU JUSTE, on attend quoi coté élus, vous savez ces super avocats qui nous représentent si mal, pour exiger la suite de la chancellerie.

Et bien on attend maintenant au moins une protestation  ordinale contre l’absence d’accès de communication électronique au moins aux chambres sociales de tous les avocats de France, ce qui suppose au moins une modification du R.P.V.J. et que le R.P.V.A. ait accès au système ainsi modifié. Car à ce que je sais, la faute n’est surtout pas techniquement  au R.P.V.A. ni même au Conseil national des barreaux (pour une fois …)

Alors, quand il s’agit de protester avec le barreau de là-haut contre l’accès à la salle d’audience des migrants en situation irrégulière dans un aéroport parisien, on sait faire des communiqués. Pour le surplus, dès qu’il faudrait être un peu intelligent, on la ferme.

Et ce n’est pas fini, ce matin  je reçois un communiqué relatif au contentieux inouï des plaques professionnelles d’avocats marseillais. C’est une affaire digne du niveau de Clochemerle qui est désormais celui de la profession localement. Je la connais dans le détail puisque,  bien que non concerné personnellement (ma plaque professionnelle n’est pas en saillie sur la rue Lulli, dont je ne suis pas soumis à une taxe municipale de quelques euros…). La bâtonnière vient d’annoncer solennellement la saisine du Conseil d’Etat, sa décision, la bataille menée et même un conseil de l’ordre spécial sur le sujet.

Diantre.

On essaie finalement tout au plus de copier Marcel PAGNOL, mais le niveau n’y est pas. Les pissotières à roulette, ça avait certes  donné TOPAZE. Et aucun avocat marseillais n’arrivera jamais aux anchois des tropiques comme spécialité locale dans le SPOUNTZ.

Commentaires

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
www.huvelin-associes.fr

Ton titre est trop long et de ce fait, l'article que je trouve pertinent et drôle ne peut être tweeté.
Fais court pour que tes lecteurs qui le souhaitent puisse diffuser ce billet d'humeur bien vu.

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
www.huvelin-associes.fr

C'est parti...!

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