Oct
08
LETTRES DE MON BARREAU : JE NE SUIS PAS FOU

 

Je me rappelle l’une de mes plaidoiries devant le Conseil constitutionnel.

C’est un événement pour un avocat  de province, marseillais, quelle horreur,  si unanimement décrié par les beaux esprits.

En plus j’allais  y soutenir le doute sur l’indépendance, la compétence et l’impartialité des juges consulaires.

Dans l’avion qui me menait à Paris, je m’étais rappelé la plus célèbre publicité de tous les temps, celle de Salvador DALI pour le chocolat LANVIN.

« Je suis fou (un temps) ...,  vraiment fou, du chocolat (un temps)...LANVIN ».

J’avais donc commencé pareil,   à l’attention du Conseil : « Il faut être fou pour venir devant le Conseil constitutionnel dire  que les juges consulaires ne sont ni indépendants ni compétents ni impartiaux. »

Bon, c’était joué d’avance, j’ai –nous étions trois- perdu.

Aujourd’hui, je me dis que j’aurais dû ajouter cette phrase superbe de Salvador DALI,  avant de devenir marquis de PUBOL.

« La différence entre un fou et moi, c’est que moi, je ne suis pas fou ; bonjour ».

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