Dec
26
LETTRES DE MON BARREAU : L’INSALUBRE OFFICIEL, LE VRAI FLOU ET LE FAUX SPECIALISTE

Voyez, je ne suis pas sectaire, je lis même « La Marseillaise » communiste. Et pourtant, je suis aux antipodes. Mais  c’est toujours bien écrit.

Alors, il parait que le vingtième vice-président du Conseil régional,   élu des Républicains,  en charge de la commande publique et de la commission d’appels d’offres, rien que çà, tel confrère marseillais,  décrit comme spécialiste de droit immobilier, vous avez bien lu,   allez  donc chercher son nom dans toute la presse nationale et locale,  a déclaré dans un communiqué :

« J’ai proposé ma démission des fonctions que j’occupe au sein de cette institution ».

Sauf que les faits sont plus complexes. Dernièrement, l’entourage de la présidente  du Conseil se serait aperçu que la lettre de démission n’était pas limpide, entretenant le doute sur les volontés de l’intéressé.

« Elle n’était pas clairement rédigée, je l’ai complétée en disant clairement que je démissionnais de ma vice-présidence », assure l’intéressé.

« Dans mon esprit, ma démission était claire dès le départ, si ça peut contribuer à calmer les uns et les autres. Être vice-président sans fonction, ça ne veut rien dire », expose-t-il.

Au passage, l’avocat dit avoir « été piégé » dans la gestion de son appartement insalubre.

« L’émotion empêche l’explication », se défend-il, assurant « avoir reçu le soutien d’élus de tous bords ».

Fin de citation.

Des noms !

Vérifications effectuées, déjà l’intéressé n’est pas mentionné comme spécialiste en droit immobilier sur la liste officielle du Conseil national des barreaux.

 « La Marseillaise »  qui publie une photo des lieux litigieux– et ce n’est pas triste, je vous assure, tandis qu’on espère que leur acquisition n’a pas été financée par la vertueuse CAISSE D’EPARGNE locale dont  le démissionnaire est l’un des avocats- s’est au moins trompée sur ce point là.

Quant au  surplus, on ne veut pas savoir. On a compris que l’intéressé reste élu au conseil régional,  il n’en n’a surtout pas démissionné.  

Moi, oui je fais savoir, parce que professionnellement, j’ai été  dans le temps la victime de la bienpensance de certains confrères, pour capter la clientèle, ici celle de la CAISSE D’EPARGNE, en avançant leur morale et leur vertu   politiques comprises comparées à d’autre.  Au singulier. Si on voit bien ce que je dis.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA