Sep
29
LETTRES DE MON BARREAU : L’INVOCATION A BERRYER

 

Je ne sais pas qui des Parisiens ou des Marseillais est le moins cultivé ici, ce que je sais, c’est que dans ses souvenirs, en qualité de doyen des avocats de PARIS, de 1744 à 1838, Pierre-Nicolas BERRYER, référence de la conférence du même nom, dont il parait qu’on va parler prochainement, qui même été un temps député royaliste de MARSEILLE,  était aussi un fieffé  tenant de la colonisation en Algérie.

Voici ce qu’il écrit (pp. 431 et 432)

Début de citation

§ XVI  Colonisation d’Alger

La Providence est venue miraculeusement au secours des faiseurs de constitutions en France, en leur ouvrant, dans les vastes contrées de l’Algérie conquise, une colonie de rechange où ils puissent verser le trop plein de leurs capacités inertes, parasites et menaçantes.

La colonisation, ici, n’est pas seulement un avantage de spéculation ; elle est une nécessité  de conservation pour la métropole.

Le droit de la créer et de la perpétuer n’est disputé à la France, par aucun des Etats européens (…)

Les moyens de coloniser Alger, sans surcharges pour le trésor, surabonderont quand on le voudra. Il ne s’agit que d’adopter les errements suivis dans l’Inde par notre incomparable alliée l’Angleterre (…)

Rétablissons comme elle une compagnie puissante à laquelle nous ferons la cession du sol disponible et du commerce en Algérie, à la charge pour elle, de faire tous les frais de l’occupation territoriale, d’entretenir l’armée sous les ordres du gouvernement, et surtout de négocier avec les naturels du pays, pour les amener peu à peu au degré de notre civilisation.

La vie nomade et son esprit de pillage, le mahométanisme et ses haines contre les chrétiens sont les deux grands ennemis à vaincre par des transactions.

 

Fin de citation.

 

On se calme : la suite c’est que BERRYER explique dans le détail comment il faut revendre aux Arabes les terres qu’on leur a prises.

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

 

BERRYER qualifie les Arabes d'Alger de naturels, conformément à l'esprit du temps pour lequel l'humanité se divisait en deux : les civilisés et les sauvages.

 

Le mot naturel est un euphémisme de sauvage, lorsque l'on veut parler d'hommes demeurés proches de l'état de nature, tels les Barbaresques d'Alger. Lesquels cependant ont acquis quelque inclination naturelle pour la civilisation, se muant opportunément en techniciens de la chasse et de la cueillette par la pratique du corso . C'est la piraterie maritime, qu'en d'autres temps de bons civilisés chrétiens ne dédaignèrent point, eux aussi, lui emprunter ses saintes vertus, pour la plus grande gloire de leur dieu .

 

Mais au dix-neuvième siècle, o tempora, o mores ! le corso n'est plus art de la chasse et de la cueillette, sauf chez les mahométans ! Car leur Saint Livre immuable comme son auteur putatif, le dieu guerrier, déclare bétail l'humanité non-musulmane. En somme du gibier, qui pour tout chasseur civilisé est une res nullius, qu'une appropriation personnelle ne ferait point voleur son auteur. Aucun des dieux susceptibles de loger en la boîte crânienne de son esclave ne pourrait s'estimer offensé par un quelconque acte de flibusterie au service de sa gloire.

 

Alger au moment de sa prise par nos armées, était bel et bien un Etat-flibustier. Comme dit BERRYER, ses sujets, les naturels à la vie nomade et à l'esprit de pillage, détestent les chrétiens.

Comment diantre notre homme avait-il pu croire, à moins d'être d'une touchante naïveté, que des musulmans à qui des chrétiens firent la guerre prirent leurs terres, qu'ils aimassent en retour leurs envahisseurs  et leur promesse d'être élevés au même degré de civilisation?

 

Douze siècles à détester le bétail demeuré en ses terres, ne peuvent pas vous le faire en un instant aimer, lorsque ledit bétail se résout à élire domicile sur votre alleu souverain, non sans avoir contre vous à cet effet, recouru à l'usage de la force.

 

Cent trente deux ans de cohabitation prirent fin, non au nom de la liberté mais au nom de Dieu et de l'islam. Ce ne fut point une révolution mais le djihad  contre la République.

 

Nous rappelons que les Algériens ès qualités mahométans ne voulurent point de la citoyenneté française que cependant le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 leur permettait d'acquérir, à la condition d'accepter d'être régis par la loi française.

 

Après l'indépendance par une ordonnance du 21 juillet 1962 les Algériens sur le sol français eurent le statut de réfugié, sauf à solliciter avant 1967 une déclaration en recognition de la citoyenneté française. Qu'ils eussent sollicité au non la déclaration susdite, leurs enfants sont ipso jure français en raison du double droit de naissance sur le territoire national.

 

Contrairement à l 'ère coloniale, nous avons des mahométans de droit civil français en vertu de la loi. Cependant nul ressentiment d'apostasie n'habite leur esprit. Est-ce à dire qu'à l'instar du christianisme, l'islam a fait un aggiornamento pour se conformer au droit et aux mœurs de notre temps ?

Que nenni immuable, il se conforme à la loi atemporelle de Dieu qu'est le Coran.

 

Le Coran distingue la vie du croyant en terre d'islam de celle en terre de mécréance. Dans le premier cas, le mahométan doit satisfaire absolument aux obligations religieuses prescrites à peine d'être apostat, dans le second il a toute latitude pour se montrer discret aux fins de ne s'attirer point l'hostilité des mécréants. Cette pratique latitudinaire de la religion a une contrepartie, à savoir l'obligation pour le croyant de mépriser constamment en son cœur les mécréants de son entourage.

 

Le bon mahométan peut même aller jusqu'à se prétendre démocrate et défenseur des lois de la République, aux fins d'accréditer l'idée que sa religion doit être traitée comme toutes les autres.

Il se réserve de la sorte l'opportunité d'avoir moult occasions de dénoncer comme empreinte d' islamophobie, toute manifestation qui contrarierait l'islamisation de la société.

 

Toute cette pratique de diversion est de la muruna. Le mahométan aspire à ce que la société soit régie par la charia. Tout musulman est un djihadiste potentiel. Si en un lieu règne la paix, nonobstant une présence importante de musulmans, c'est parce que le déclenchement du djihad n'aurait aucun caractère profitable à l'extension de la communauté mahométane.

 

La paix est due en dernière analyse à un rapport de force non favorable à l'islam, plus qu'à l'esprit irénique de ses partisans. Il ne faut jamais se départir de ces considérations, ni davantage se référer à l'histoire du christianisme, pour comprendre la nature réelle de l'islam.

L'islam est une idéologie à vocation criminelle. Car il n'existe aucune religion au monde qui ordonne le massacre des mécréants. Et c'est franchement inouï : un tel acte abominable est placé au plus haut degré dans l'échelle des valeurs pies qu'un croyant puisse perpétrer, pour complaire à son dieu.

 

Le croyant blessé lors du massacre se voit à l'instant même lavé de tous les péchés qu'il a commis antérieurement à cette abomination, que l'on est bien forcé de qualifier- o horreur- de rédemptrice ! En cas de mort en ce noble combat, le Coran dit qu'il n'y a seulement que l'apparence de la mort, le chahîd est immédiatement conduit auprès de son Seigneur, sans qu'il lui faille attendre le Jugement dernier contrairement aux dévots pacifiques.

 

Les imams clamant urbi et orbi que ces massacres de djihadistes ne sont pas conformes à l'islam, que les auteurs de tels crimes font une application littérale des versets coraniques hors de leur contexte, nous mentent. Ils pratiquent une tromperie que la langue arabe qualifie de tawriya, car il n'y a pas de contexte pour appliquer des sourates claires. Or il n'y a pas en le Coran de sourates plus claires que celles commandant de massacrer les mécréants, non sans compter celles qui sont non moins prolixes sur la munificence de Dieu envers ses soldats massacreurs.

 

La détestation des chrétiens par les musulmans est toujours aussi vivace qu'au début de l'ère islamique comme il y a trois siècles siècles lors de la conquête de l'Algérie. La colonisation n'a rien changé à l'affaire, la décolonisation non plus. Le non-mahométan fait toujours partie du bétail ayant vocation à être exterminé ou asservi selon la conjoncture. La paix ne tient qu'à l'absence d'un rapport de force favorable pour pouvoir massacrer les mécréants, sans courir le risque de préjudicier gravement à la survie de la communauté mahométane.

 

Monsieur JUPPE dans sa campagne des primaires nous parle de société heureuse voyant en l'islam une filiale exotique du christianisme. Il pense que ce qui fut fait il y a plus d'un siècle avec l'Eglise, peut l'être aujourd'hui avec l'islam. Quand il lui fut demandé s'il avait lu le Coran, tel l'eût fait un cancre de l'école de la République il répondit incontinent: c'est fastidieux. On ne lui demandait pas ses impressions sur la littérature coranique, mais tout simplement de la lire.

 

Edouard DALADIER avait dû sans doute trouver fastidieuse la lecture de  « Mein Kampf », au point qu'il signât les Accords de Munich. Nos représentants politiques sont aussi décevants et dangereux pour la survie de la nation que ne le furent leurs prédécesseurs d'il y a soixante-dix- huit ans.

 

Ne rien vouloir faire pour avoir les faveurs d'une poignée de voix utiles pour sa élection est trahir la nation.

 

Il est plus probable que nous connaissions derechef un djihad sur le sol de la République que l'islam transmué défenseur de la démocratie et de la laïcité. Eût-on songé en 1938 à un parti nazi défenseur de la République ?

Le Coran ne qualifie-t-il pas de bétail les incroyants, à les tuer là où on les rencontre ?

 

Pourquoi faut-il pour comprendre l'original parler de sa copie le nazisme ?

 

Ne lisons pas, c'est fastidieux réélection oblige, est la devise de nos politiques toutes couleurs confondues !

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA