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08
LETTRES DE MON BARREAU : L’OFFRE DES FAUX CULS POUR UN BAL DE COCUS

Bien que la distance parcourue soit courte, j’ai eu le temps,  ce matin,  de lire,  dans le métro  marseillais,  les professions de foi des trois candidats,  à la prochaine élection de l’inutile bâtonnier de notre barreau,  du moins dans sa forme actuelle.

D’abord, ils ne sont que trois et  il n’y a pas de femme parmi eux.  Je laisse  au placard sur ce point  -est-il de détail ? – et pour l’instant les commentaires susceptibles d’être pratiqués.

Ensuite, leur  style est nul, en dessous de zéro, par des formules vides de sens, par  des banalités habituelles, niveau intellectuel de la cour des petits à mat. Sup. (maternelle supérieure).

Il y a l’un  d’eux, ouvertement machiste, ce qui touche à la provocation dans un barreau désormais majoritairement féminin.  Je tais charitablement son nom de famille,  car  il parait  que la charité est chrétienne,  donc juive dissidente,  voilà qui me plait alors.

Il pousse même jusqu’à reprendre un tas d’idées que je suis le premier à avoir exprimées en vain, sauf qu’en réalité,  il les combat.

Par exemple la constitution de groupes de réflexion ouverts  aussi élus politiques ou à leurs  acteurs et mouvances. Oui, enfin, ceux  qu’ils  voudront bien choisir eux.

Les hasards font qu’on imagine que je connais pratiquement le dessous de certaines cartes à propos de quelques uns, évidemment  ceux qui ne sont pas dans la bienpensance.

Pire,  le sus dit candidat,  prétend défendre  la liberté d’expression des avocats  alors que  c’est le travail du législateur,  pas celui des bâtonniers. Et qu’alors il occuper  de revoir sa culture.

Et alors qu’il est l’un de ceux qui attaquent la mienne en justice. Par exemple.

J’ai donc eu le plaisir, en passant dans un couloir de la maison de l’avocat,  ce matin aussi, où il faisait campagne,  de lui dire  mon point de vue sur lui.

Ceci  se dit en deux mots complémentaires , très courts. Ca soulage. Faux cul.

Plus généralement, on peut résumer désormais  ainsi la situation.

Les professions de foi  sont sur papier glacé financé par nos cotisations, des banalités de faux culs.

A des niveaux différents, il est vrai. Donc ce sont des banalités.

Mais,   question, à qui s’adressent  au juste ces banalités  ?

Réponse, aux confrères,  qui doivent voter pour eux.

Si on s’en réfère aux récents scrutins, ils devraient être de moins en moins  nombreux.

Si c’est bien le cas, ce sera alors un signe excellent.

Voilà qui voudra dire,  en effet,  que les cocus  de toutes natures, pour éviter la monotonie,  qu’ils sont,   désertent désormais  le bal qu’on leur organise prochainement.

Pourvu  que l’espoir renaisse au moins ainsi.

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