Nov
14
LETTRES DE MON BARREAU : L’ORDRE DES BIZOUNOURS

Tellement aveuglée par l’envie de voir sa photo en couleur, partout et toujours, la bâtonnière de Marseille a perdu la raison, au point de laisser faire n’importe quoi,  et n’importe qui,  sur la revue en papier glacé,  éditée trois quatre fois par an  par la profession. Une fois passé la masse des  photos  évidemment glorieuses, à l’égard de la susdite – il y a un vrai coté CEAUCESCU, en plus chic, plus glamour- on peut donc y écrire n’importe quoi.

Pas n’importe qui cependant, il faut etre bien en cour.

Ici, la cour c’est le SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE, le S.A.F., au surplus bien subventionné par la profession.

Alors, sous  un directeur de publication appelé Julien AYOUN, voici  que le journal du barreau de Marseille n° 3-2018,  paru tout récemment,  nous annonce « la rentée qui a gonflé ses voiles ».  Ouf. C’est sous la signature de la bâtonnière (qui s’appelle ici bâtonnier). On a compris que le directeur de la publication, c’est elle, et que notre ami AYOUN est là pro format. Le pauvre.

Voici donc en page 20, un article – communiqué du S.A.F.         panégyrique à la gloire d’un avocat parait-il franco –palestinien, mère française, père palestinien de Jérusalem, donc israélien de ce coté là. Il est  légèrement activiste, au point d’avoir organisé l’assassinat,  heureusement  raté,  d’un rabbin, condamné par un tribunal militaire israélien pour complot et appartenance à un mouvement considéré là-bas comme terroriste. Les juges militaires israéliens ont peut etre  eu la main lourde, 14 ans, on a réduit à 7 ans.

Il parait, c’est l’article publié librement par le S.A.F. dans la revue de notre profession à Marseille, que le quidam, défendeur des droits de l’homme, a fait je cite  le choix du droit et de la justice en devenant avocat.

Il parait aussi que faire taire l’avocat, c’est un avertissement donné à tous les Palestiniens c’est leur dire que toute défense est vouée à l’échec c’est mesurer le verbe  c’est interdire la contradiction. Il parait que le confrère devrait avoir le soutien de l’ensemble du barreau.

Bon, vous avez compris qu’il n’y a guère que les Palestiniens qui soient dignes d’intérêt, pas les autres, tandis que  les Juifs sont bien gentils, ils ont en effet  libéré le bonhomme.

Sauf évidemment que l’appel  officiel à la défense du terroriste a fait grincer des dents au barreau de Marseille.

D’abord parce qu’il parait qu’au moment de son arrestation, il n’avait pas prêté serment. Ensuite et là j’ai peur, parce qu’il parait que le rabbin en question est donné comme radical et même d’extrême droite.

 Alors voici que la bâtonnière,  qui se révèle la vraie directrice de la publication,  publie ce jour un communiqué alambiqué,  de deux pages,  pour nous expliquer  qu’il faut etre inquiet et vigilant quant aux répercussions des déclarations incontrôlées sur différentes tribunes.

Et la bâtonnière d’exhorter. Il parait en effet qu’il ne faut pas mêler les voix des avocats à ceux qui incitent à la violence.

On parle de qui ici au juste ? Jusqu’à preuve du contraire qu’un quidam lourdement condamné dans une affaire pénale grave. A moins que le droit palestinien s’il existe soit très libéral quant à l’assassinat du rabbin. Et du Juif.

Mais alors, dites donc, le barreau de Marseille pratique  ici la politique du deux poids trente six mesures.

Voyons, moi qui n’ait tué ou blessé personne, sauf l’ego inconsidéré des élus du moment, lorsque j’écris que la commission ordinale de la culture invite à nos frais pour faire sa propagande contre les  électeurs du Front national (un tiers des Français), un saltimbanque,  lui-même condamné en correctionnelle pour cette injure : les électeurs du Front national sont des fils de pute), on me poursuit en correctionnelle. Encore heureux qu’on ne me flingue pas. Et lorsque que j’ajoute que le même bonhomme  (un certain MADENIAN) fait le beau en critiquant les Arméniens, bref lorsque j’écris que cette commission est peuplée d’abrutis, c’est moi qu’on poursuit en correctionnelle pour injure. Qui donc : le bâtonnier. Bon pour l’instant, je suis relaxé. Vous allez vous qu’ils auront le culot d’un appel incident…

Mais ce n’est pas tout, lorsque j’ai écrit qu’un bâtonnier, un autre, est comme son conseil,  raciste à la cause arménienne, qu’il n’ont pas défendue, ni même mentionnée dans leur si joli bulletin sur papier glacé, au titre des  grandes causes (vous savez, par exemple, l’humanité, sans le H du journal)  ne serait-ce qu’au moment du centenaire, tandis qu’une loi FRANCAISE l’a reconnu à l’unanimité de ses parlementaires, c’est encore moi qu’on poursuit en correctionnelle, les mêmes, et qu’on fait condamner à 500 € d’amende avec sursis. Bon j’ai fait appel, l’histoire n’est pas terminée.

Dites donc,  Madame la bâtonnière, ne pourrait-on pas transférer ici du SHAKESPEARE  (si vous connaissez bien sur) avec son « quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark ». Il faut que je fasse  cependant attention, on va  peut etre me poursuivre pour injure pour avoir comparé le Danemark de SHAKESPEARE avec le barreau de Marseille.

Le plus cocasse,   si on peut employer ce terme, est ici. C’est qu’au sein même du S.A.F. dénonciateur, on doit trouver à la fois des confrères juifs ashkénazes et des séfarades, des amis d’Israël, et des antisionistes. Oui, ca existe. Il y a  même du couscous belge. Alors.

Et moi, c’est vrai j’ai un peu de COHEN dans le sang,   je  me sens un peu séfarade et beaucoup   sioniste et pour tout vous dire Bibi me plait  beaucoup.

Remarquez bien, ça ne me sert à rien, puisqu’on continue à penser,  ce qui est infâme,  que défendre la cause arménienne,  comme je le fais,  signifie qu’on discute la Shoah.

Sauf que dès qu’on a un peu de culture, on sait que la seconde est malheureusement la fille de la première.

Et qu’on devrait savoir que malheureusement personne n’a le droit à etre peuple élu exclusivement surtout en matière de génocide. J’imagine que les bizounours n’ont pas le niveau pour comprendre.

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