Nov
13
LETTRES DE MON BARREAU : LE RETOUR DU PERE NOEL, QUI N’EST SURTOUT PAS UNE ORDURE

 

Je lis que notre bâtonnière du moment invite au prochain arbre de Noel du barreau de Marseille.

Bravo.

Je la complimente. Pour une fois. Ce doit être la grâce de Noel. Charlotte, ma petite fille,  me rendra compte.

Car les  prédécesseurs immédiats  dans la fonction bâtonnale voulaient encore récemment  faire du laïc, alors ils  avaient  gommé le mot  Noel, et pitoyables, ou franc maçons ou les deux à la fois, ça va de pair au grand Orient,  ils parlaient de « fêtes de fin d’année ».

J’ignore à l’instant si le père Noel sera convié.

Ce qui est sur, c’est que nous n’aurons pas de crèche à la maison de l’avocat.

Et là, j’avoue que je ne suis plus. Car je n’ai plus suffisamment de temps devant moi, pour protester,  compte tenu de ceux,  si longs  habituels de réaction,  dans la profession.

Je m’explique : si je n’avais pas été là,  à faire un scandale mémorable,   au temps du bâtonnier Henri BOLLET n° 1 (le père),  en dénonçant publiquement l’absence d’arbre de Noel au barreau de Marseille, il y a une vingtaine d’années, personne n’aurait jamais rien dit ou fait.

Comme j’avais déjà déplu localement sur ce coup là, j’imagine que quelque membre du conseil de l’ordre,  plus ou moins laïc (voir comme ci-dessus) avait même imaginé,  à la revue biennale,   de faire le parallèle entre moi et le  père Noel, celui du film, celui qui, parait-il,   est une ordure.

Non, l’ordure, ce n’était surtout pas moi.

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