Jul
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LETTRES DE MON BARREAU : LES CONFRERES MARSEILLAIS SONT VRAIMENT EN DESSOUS DE TOUT

 

 

Il y a des années que Philippa KRIKORIAN (28 voix comme moi aux dernières élections du bâtonnier) explique que fondamentalement, l’avocat doit avoir un statut constitutionnel, là où les autres  ne parlent que de déontologie, de discipline.

 

Et les actuels membres du conseil de l’ordre marseillais, leur bâtonnière en tète, de jolies photos sur papier glacé, en se montrant aux uns et aux autres. Et montrent surtout leur inutilité au surplus dans une profession localement ravagée par une dramatique  chute d’activité.

 

Restons à Marseille, où il a été inventé,   CHAPOTARD nouveau (1) Tous les papiers glacés n’y changeront rien, y compris les belles photos du vieux port, Marseille est une ville pauvre et en crise économique grave. Seuls les couillons, je suis aimable et mordu du style de Marcel PAGNOL,  qui était beaucoup plus intelligent qu’on le croit,  l’ignorent.

 

 

Avec quelques uns de ses amis, dont j’ai l’honneur d’etre, nous avons traduit avec Philippe  cette idée en une association régulièrement déclarée appelée Grand barreau de France.

Dans l’indifférence voire l’hostilité  active totale spécialement de nos pairs locaux.

 

Seulement, voilà, l’intelligence transcende heureusement à trois heures  d’ici de T.G.V.  et le barreau de Paris vient de récupérer notre idée.

 

J’attends maintenant le moment où le prochain bâtonnier local, accompagné en famille,  nous servira à nous l’idée … du barreau de Paris

Droit à l'avocat dans la constitution

« « Chères Consœurs, chers Confrères,

 

Le projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace est actuellement en discussion à l'Assemblée nationale.

 

A l'instar de l'Allemagne, du Brésil, du Canada, des Etats-Unis ou encore de la Tunisie avant elle, la France peut faire le choix de renforcer les droits du citoyen, en donnant une valeur constitutionnelle à la protection par un avocat, et ainsi sanctuariser les fondements de la défense auquel chacune et chacun a droit dans une démocratie.

 

Il est fondamental d'évoluer vers une constitutionnalisation du droit à l'avocat.

 

Plusieurs amendements après l'article 12 ont été déposés en ce sens, par des députés de la majorité comme de l'opposition. Ils visent à intégrer à l'article 66 de la Constitution que « toute personne a droit à l'assistance d'un avocat pour assurer la défense de ses droits et libertés ».

 

Le barreau de Paris s'est toujours engagé pour l'égalité et la défense des droits des citoyens et reste aujourd'hui animé par la volonté de voir garantis pleinement les droits de la défense, condition d'une justice impartiale et équitable.

 

Bien confraternellement,  suivent les signatures du bâtonnier et du vice-bâtonnier.

 

 

 

 

 

 

 

  1.  J’en connais plus d’un qui va devoir aller chercher de savoir qui est CHAPOTARD.  A qui la blogosphère avait jadis donné le prénom de Saturnin.

Commentaires

Nom: 
GILLES HUVELIN
Site: 
www.huvelin.associes.fr

Avec le Bâtonnier Sur, j'ai participé avec notre confrère et future associée Martine Leboucq Bernard au sein de la SCP Huvelin & associés au Campus international du Bareau de Paris à Rio. Nous y avons appris que la Constitution brésilienne y protégeait les avocats à la suite de leur rôle pendant la dictature. Lorsque J'ai approché notre confrère Frédéric Sicard qui se présentait au Batonnat, Martine et moi lui avons fait part de l'utilité pour le Barreau de voir le recours à l'avocat comme un droit des justiciables garanti dans la Constitution en s'inspirant de l'exemple brésilien. Il a repris, développé, argumenté en droit européen et en droit constitutionnel comparé ainsi qu'au regard des jurisprudences de nos Cours suprêmes cette idée qu'il a magnifiquement et inlassablement défendu. C'est à lui que revient d'avoir mis sur la table publiquement la protection constitutionnelle de notre profession, gardienne des libertés publiques et rempart contre l'arbitraire. Si aujourd'hui la volonté hunanime des avocats français de voir aboutir reçoit l'accueil du Parlement, nous le devrons largement à l'initiative et l'action de notre confrère et ancien Bâtonnier de Paris, Frédéric Sicard.

Sauf peut etre la chronologie. Le calendrier, c'est terrible.

En attndant, justement à cause du calendrier et peut etre un peu des poursuites scandaleuses du barreau de Marseille contre moi en raison de son indifférence hostile  à la cause arménienne, on a appris mais  bien plus tard que SICARD avait inauguré une plaque commémoratrive à la maison parisienne de l'avocat. pour célébrer tel confrère de Constantinople dont l'assassinat a commencé le génocide arménien de 1915.

Je ne fais aucun reproche à SICARD, au contraire, mais j'aime bien que les pendules (on parle de chroologie) soient à l'heure exacte plus de deux fois par jour dans le cas de celles cassées.

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