Oct
29
LETTRES DE MON BARREAU : MON « CRI DU CŒUR » A MOI

 

Comme,  bien sûr, jusqu’ici à coups de renvois,  pour éviter les trois mois de prescription,  je suis et demeure poursuivi en correctionnelle par certains pairs, qui prétendent être la profession,  et seulement par eux (le parquet s’en moque) parce que j’ai écrit ici librement, ah-oui, parlons-en de la liberté, sur la plateforme institutionnelle de notre profession de  blog avocat,   que le barreau de Marseille était raciste à la cause arménienne.  

Attention, je n’ai volé ni tué, ni  physiquement blessé aucun client, ni personne d’autre d’ailleurs.

Non, j’ai frappé à l’ego de certains.

J’en suis fier.

Et si être raciste est une infraction, alors les racistes, ce sont ceux qui me poursuivent.

Un monde à l’envers, quoi.

Le terme raciste n’était  peut-être et d’ailleurs pas le bon en français, que voulez-vous je m’appelle Kuchukian, et ne perçois peut être pas toutes les subtilités de la langue française. Celui d’ostraciste aurait été plus exact.

Mais on verra plus tard, un jour peut-être,  si cette affaire est plaidée au fond, quoi penser de la nuance sémantique par rapport à l’infraction  qui m’est reprochée d’injure simple, tandis que je soutiens par questions prioritaires de constitutionnalité,  qu’on fait obstacle à transmettre au Conseil constitutionnel, que l’infraction reprochée n’existe pas.

En attendant, pendant le temps des incidents de procédure que je soulève comme tout plaideur en a le droit le plus absolu,  qu’on parait ici ne reconnaitre qu’aux criminels devant les cours d’assises où plaident certains de mes délateurs, je  peux synthétiser à l’avance, si le fond de cette lamentable affaire pour le barreau de Marseille, en parvient un jour à une audience de plaidoiries sur le fond.

« Cri du cœur », oui, c’est un cri du cœur.

J’écris cela à l’exact  moment où j’apprends qu’un ministre néerlandais,  devant telle situation internationale désespérée, ne sait plus comment s’exprimer en flamand, alors il s’exprime en  français.

Pour lui, « cri du cœur », c’est la liberté, celle de la France. Celle AUSSI des miens.

Moi aussi, je saurai la défendre.

 

P.S. Si j'avais écrit que le barreau était raciste à la cause juive, à la cause de l'esclavage des noirs, à la cause des gitans, ou quoi encore,  pas à la cause des avocats kurdes, car le barreau de Marseille les soutient, aurais-je été poursuivi ?

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