Nov
21
LETTRES DE MON BARREAU : NOUVEAUTE ORDINALE SUR LES CONS

Voici quelques années, on a été en  pleine bagarre du temps contre l’organisation des tribunaux de commerce et aussi de leurs greffes privés  et  je suis tout de même  allé ensuite deux fois la porter en questions prioritaires de constitutionnalité,  devant le Conseil constitutionnel.

Le parlement a aussi beaucoup travaillé le sujet. Quelques réformes ont suivi, mais la route est  encore longue.

Dans un coup de colère bien légitime, la preuve, on s’est inquiété ensuite du régime de l’indépendance et de l’impartialité des juges consulaires, j’avais écrit ici à propos de tel évènement : « les cons ».

Que n’avais-je ainsi  écrit ?

Le bâtonnier du moment (dont je ne dis pas davantage, les autres affaires ne sont pas terminées) a alors engagé contre moi des poursuites disciplinaires, qui ont finalement et évidemment été abandonnées.

Le fond de celles-ci était aussi ailleurs et là, le barreau de Marseille a  de plus été débouté. Au passage, ayant fait appel  hors délai de ce débouté, son appel a été jugé irrecevable.

On en est restés là. La liberté d'expression avait gagné.

Voici que des années plus tard,  le même barreau, le mien pour encore un certain temps, m’adresse,  comme à tous, merci,  une invitation à un débat spectacle dans les locaux de la maison de l’avocat, ici à Marseille, le 6 décembre prochain.

Ce sont des confrères parisiens qui l’organisent sur le thème de Georges BRASSENS.

BRASSENS, la justice et la société, quoi.

Les bâtonniers passeraient-ils  donc et ne se ressembleraient-ils  pas ?

C’est que Georges BRASSENS,   qui cultivait avec tellement de  talent l’art de la prétendue mauvaise réputation, au point qu’on donne,  du coup,  son nom à des lycées partout en France, était tout de même l’auteur compositeur de la célèbre chanson :

« Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con ».

J’irai donc le 6 décembre pour participer aux travaux pratiques de cette sympathique connerie là, en l’état de ma compétence,  cependant difficilement reconnue, en matière de traitement des cons.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA