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LETTRES DE MON BARREAU : UNE LETTRE OUVERTE A LA BATONNIERE DE MARSEILLE

 

Madame le bâtonnier,

J’imagine que vous suivez l’actualité,  et que vous avez  ainsi appris que la directrice de telle grande antenne de télévision a déprogrammé le dénommé MADENIAN, présenté parait-il comme un amuseur.

C’est qu’il   ne la fait pas rire. Il ne fait  d’ailleurs rire  personne.

Un vulgaire  voyou et d’ailleurs  repris de justice, je rappelle qu’il a été définitivement condamné par la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de PARIS,  pour avoir traité les électeurs du Front national de fils de pute. 

C’est pourtant le même dénommé MADENIAN,  qui a été sponsorisé un temps par le barreau de MARSEILLE, sous la direction d’un de vos prédécesseurs, avec le visa d’une mystérieuse « commission de la culture »,  que j’ai justement appelé abrutis.

J’ai alors été poursuivi devant le Conseil régional de discipline des avocats du ressort de la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE, pour mes propos,  qui dérangeaient l’égo crétin des sponsors. Sagement, le C.R.D. n’a pas voulu de l’affaire et je suis définitivement relaxé.

Ensuite, tel autre de vos successeurs, dont l’épouse avait fait appel au même MADENIAN pour animer,  je ne sais quelle manifestation,  dans les locaux de la maison de l’avocat de MARSEILLE, a imaginé de me poursuivre, pour injure devant le tribunal correctionnel de MARSEILLE,  en compagnie de   tel représentant auto proclamé,  chef de la commission de la culture.  Sans compter la dénonciation d’un conseil de l’ordre, auquel vous n’assistiez cependant pas, sauf erreur.

La procédure correspondante a maintenant plus de deux ans d’âge, après un dernier renvoi au 28 février, à propos duquel  tel journaliste marseillais connu,   qui n’est pourtant plus de ma famille,  a trouvé,  avec pertinence  amusée,  dans un billet et La Provence,  qu’on aurait mieux fait de la fixer plutôt à la date du 30 février.

Aux dernières nouvelles, la procédure qui n’en finit plus, pesant sous le poids des questions prioritaires de constitutionnalité,  qu’avec mes confrères et amis Philippe KRIKORIAN  et Massimo BIANCHI,  autres victimes de la folie disciplinaire,  posons, sans compter les collections d’incidents de procédure,  désormais soumis,  par au moins quatre pourvois avec les mémoires à l’appui, à la chambre criminelle de la Cour de cassation, bref, la procédure est remise à fin mai.

En cette perspective, je viens d’ordonner à l’un de mes huissiers habituels de vous citer personnellement et de citer les parties civiles délatrices, bâtonniers compris, en qualité de témoins, pour cette nouvelle audience.

Tandis que j’ai  aussi engagé deux procédures :

1. L’une,  au civil,  en raison, contre trois bâtonniers,  mais sans vous pour l’instant, en raison des poursuites disciplinaires engagées contre moi, toutes avortées, ou rejetées, dans lesquelles le barreau de MARSEILLE se ridiculise. Sauf que je demande maintenant  des condamnations à dommages-intérêts contre vos prédécesseurs. Abus de droit.

2. L’autre,  au pénal, pour dénoncer l’atteinte abusive à ma liberté d’expression, SPECIALEMENT SUR LA BLOGOSPHERE,  oui c’est un délit, en raison de la persistance de vos prétentions quant à la considération de ce que mon propos sur les abrutis serait une injure, sans compter que j’ai également écrit,  et je le maintiens que,  par ailleurs le barreau de MARSEILLE a été  ostraciste à la cause arménienne (j’avais écrit « raciste »,  mais le terme était impropre en français, je  ne parle pas l’arménien).

Alors que le Conseil constitutionnel va bientôt traiter de la validité même de tout le régime disciplinaire des avocats (suivant la décision n° 400 du 1er mars 2017 de la première chambre de la Cour de cassation), je vous invite une énième fois à mettre fin à ce contentieux débile.

Encore un  mot : en droit, comme vient de le juger la Cour d’appel de MONTPELLIER,       en audience solennelle, je n’ai aucune courtoisie à respecter  envers vous, compte tenu des circonstances.

Vous trouverez cependant ici mes hommages et  ma considération d’usage.

Ça,  c’est pour  la forme.

Car, pour le reste, je te connais et je t’apprécie depuis suffisamment de temps, Geneviève, je t’embrasse.

BERNARD KUCHUKIAN

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