Jan
10
LIBERTE : DE L’OUTRAGEANT GRAND ORIENT DE FRANCE

 

Voici qu’on nous rapporte les problèmes internes du grand orient de France,  qui est surtout un  grand donneur de ses  leçons de morale à lui.

L’ami  François KOCH, que je soupçonne d’être franc maçon,  mais sans l’avouer, je ne lui en veux pas, je l’aime bien,  est un grand connaisseur du monde maçon.

Il  vient de nous écrire  que l’instance disciplinaire  de la susdite association de la loi de 1901,         dont le titre officiel est si ronflant que je n’ose pas  le reproduire ici pour lui éviter le ridicule, avait sanctionné ce qu’ils appellent un frère, parce qu’il avait vendu à la presse des photos du massacre du Bataclan, et que la juridiction correctionnelle  de droit commun, si j’ose écrire, l’avait elle-même sanctionné pour cela.

Sale temps pour le grand orient, voici que mon Denis TROSSERO d’ancien neveu (là, Denis, je t’aime)  écrit hier dans la Provence un légitime règlement de compte local au sein de la même association parce que l’un d’eux ou mêmes plusieurs se sont fait verser de grosses prestations sociales indument.

Le grand ménage…

Alors, je repense à ma petite personne (petite intellectuellement, bien sur), moi à qui on a interdit de défendre,  rue Cadet à PARIS  devant la  susdite instance disciplinaire, l’an dernier, ce qu’ils appellent un frère,  parce que ledit frère était candidat aux élections législatives sous la bannière du Rassemblement Bleu Marine.

Je suis avocat au barreau de MARSEILLE depuis décembre 1969.  A ce titre, j’avais non seulement le droit, mais encore le devoir de défendre ce client.

Le  responsable (il parait que c’était un grand chef …)  du grand orient qui  était  venu me trouver à la porte  que me barraient ses sbires peut être armés, je n’en sais rien après tout,  m’avait déclaré que je ne pouvais entrer,  parce que j’étais profane.

C’est constaté par huissier de justice et au demeurant non contesté, on m’a interdit d’entrer dans le bâtiment où siégeait l’instance disciplinaire en question.

Je suis resté dans la rue,  où il faisait grand froid,  tout était grand dans cette affaire.

Seul avec le client, et mes témoins, dont deux députés. Le Parisien libéré a même fait non seulement l’article sur nous  mais encore la photo de famille.

Etait-ce une injure ?

Je ne crois pas. Paul ROBERT  dit que le profane est étranger à la religion.  Ou encore substantif, personne qui n’est pas initié à une religion.

Non, c’était une rigolade  la plus absolue, car le grand orient de France est hostile à toute religion.

Si j’ai bien compris, au point d’en être une autre. Alors oui, c’était bien le cas, je n’étais pas initié à cette religion là. Evident.

Je pense à l’instant à Madame BOUTIN que je ne connais pas et envers qui je n’ai aucun sentiment quelconque.   Sauf désormais de la sympathie. Et puis, c’est une consœur.

Sauf qu’en ayant déclaré que l’homosexualité est une abomination, elle a fait comme le grand orient de France, elle qui n’est pas homosexuelle à ce qu’on sait, considérant qu’elle était, CE QUI EST SON DROIT ABSOLU,  y compris en le disant, hostile à l’homosexualité.

C.Q.F.D.

Puisque l’expression est libre, moi qui le sais bien, tandis qu’on nous a expliqué     au Conseil constitutionnel,  quand j’écris nous, c’est la chambre criminelle de la Cour de cassation comprise, qui avait transmis une Q.P.C. à ce sujet,  que sans se contredire, on peut contester jusqu’à le nier le (banal) génocide arménien de 1915,  pourtant reconnu par la loi française, mais qu’on n’a pas le droit de contester l’(abominable) Shoah.

 

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