Oct
08
LIBERTE : DIRE DE …

 

Le monde est mouvant, changeant, et la loi n’a pas écrit de catalogue des mots d’injures.

On sait par la Cour européenne des droits de l’homme que con ou plutôt pov con n’est pas une injure, d’ailleurs un syndicat de magistrats a affiché un mur de cons.

Alors, la bataille se poursuit quant à savoir si fasciste c’est une injure. Il parait que non.

C’est une vieille lune qui n’a plus aucun  effet politique du tout. Ca tombe à plat, plouf.

Pourquoi pas en tout cas ? Communiste non plus, socialiste non plus, encore qu’un fasciste c’est avant tout un socialiste.

Dire que quelqu’un qu’il est hétérosexuel est-ce une injure ?

Actuellement, non. On peut donc se poser la question de savoir si dire d’un autre qu’il est homosexuel est une injure. Non plus.

Il reste alors le problème de savoir si,  par exemple , dire de quelqu’un qu’il est homosexuel et fasciste est une injure.

Au travail, les spécialistes de la loi de 1881 sur la presse.

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse avait posé comme principe que l'on pouvait tout dire, sauf  à répondre de l'abus de cette liberté, conformément aux dispositions de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.  Et l'expression de  la pensée et  des opinions  n'est  ni injurier ni diffamer autrui. Car l'injure ou la diffamation, dont la finalité est de nuire à la personne ou aux personnes interpellées, ne peuvent à l'évidence être cataloguées expression d' opinion.

Ce n'est que surabondamment que la loi  précitée  pose comme limite à la liberté d'expression  l'interdiction de l'injure et de la diffamation.

 Ensuite, le législateur ajoute une nouvelle couche d'interdictions en établissant les infractions d'apologie  ou de provocation à commettre des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité. Puis on en vint à instaurer le délit de contestation ou de minoration de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité. Le millefeuille des interdictions s'épaissit d'année  en année. Ce qui à terme conduira de facto  à transmuer  le principe  en l'exception, érigeant l'interdiction en règle.

Et ce, sans compter l'attitude du juge qui, pour ces infractions controuvées, sait oublier que la loi pénale est d'interprétation stricte, que le doute profite à l'accusé. Le magistrat interprète le silence du prévenu, en se fondant sur son appartenance politique réelle ou supposée, aux fins  de découvrir l'éloquence du non-dit, qu' il  traduit  expressis verbis. Le juge, acousmaticien excellentissime,  déclare aussitôt  le prévenu auteur des propos, fruit de sa traduction d'une si silencieuse prévention !

Le député Christian WANNESTE avait déclaré l'amour hétérosexuel supérieur à l'amour homosexuel(1). Mal lui en a pris d'exprimer  aussi allègrement son opinion personnelle sur le sujet. Il fut à la diligence d'une association, on dirait en d'autre temps du parti dévot, traduit devant le tribunal correctionnel du chef d'incitation à la haine des homosexuels. Quoiqu'il ne prononçât nulle parole contre la personne même des pratiquants uranistes.

Il a fallu au poursuivi aller jusqu'à la Cour de cassation, pour se voir reconnaître in fine la liberté d'opinion.

Une dame dit l'Islam est une saloperie. Voilà un propos lapidaire qui pourtant  n'injurie absolument personne. Une association mahométane se mit aussitôt à hululer: "'incitation à la haine raciale", et la dame fut de ce chef condamnée à une peine d'amende.  Elle fit appel de la sentence. Le ministère public continue à soutenir qu'il y a eu commission du délit d'incitation à la haine raciale, puisque l'islam comprend des Maghrébins et des Subsahariens, donc deux ethnies contre lesquelles la haine est entretenue en visant la religion de leurs membres. La Cour d'appel a contrairement aux réquisitions du ministère public annulé la sentence, prononçant la relaxe des fins de la poursuite.

Mein Kampf est en vente libre. Cependant  un arrêt de la Cour d'appel de PARIS en date du 11 juillet 1979, ordonne qu'en chaque exemplaire du livre mis en vente y soit annexé un avertissement au lecteur rappelant les dispositions des articles 23, 24 alinéa 5, 32 alinéa 2 et 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Il y a quelques mois de cela, un libraire  de LILLE vendait Mein Kampf, une association antiraciste saisit la justice pour en  interdire la vente.  L'action comme il était hautement prévisible fut rejetée par les juges.

Curieusement l'âpreté au combat de ces associations antiracistes sombre  dans une profonde léthargie, quand il s'agirait de combattre un autre ouvrage littéraire, aussi riche que Mein Kampf, quant à la provocation aux crimes contre l'humanité et incitation à la haine pour non- appartenance  religieuse. Nous empruntons  à la gent dévote de l’idéologie portée par l'ouvrage, l'appellatif qu'elle    donne à celui-ci, à savoir le Saint Coran!

Le Coran qualifie de bétail tous les non-croyants. Il intime l'ordre à ses nobles  affidés de  tuer partout où il les rencontreront les non-croyants.

Pour ce qui est du statut des femmes, le Saint Livre est d'une exquise coquetterie. Il déclare ex-abrupto que les hommes ont autorité sur les femmes à cause de la préférence divine. Il prescrit aux femmes d'obéir  à leur mari, et à celui-ci  lui recommande  de les frapper(2), s'il a des doutes sur leur fidélité.

Aucune association féministe, à notre connaissance, ne se plaint  de la circulation d'une telle littérature outrancière à leur endroit. L'indignation est aussi sélective que chez les associations antiracistes.

Dire que quelqu'un est juif  n'est pas une injure, dire qu'il est noir  ne l'est pas davantage . Quoique, comme dans le cas de Nadine MORENO, vous courriez  le risque  que votre propos fût  entendu " personne non blanche  donc inférieure". Ainsi sur le champ , vous voilà catalogué raciste!

S'il  vous prend l'idée de relever qu'une personne est juive, noire  et homosexuelle, vous pouvez être traduit en correctionnel par trois associations différentes: l'une luttant contre l'antisémitisme(sic), l'autre contre le racisme anti-noir et la troisième contre les discriminations de l'orientation sexuelle.

En notre République le contempteur de la liberté d'expression a plus d'un tour dans son sac pour vous bâillonner. Nous ne faisons rien, nous laissons faire. Nous allons inélectublement , tout au moins pour ceux d'entre nous auxquels  les nouveaux maîtres auront prêté vie, être esclaves des esclaves de Dieu(3)!

(1) Un homosexuel m'avait oncques demandé ce que je pensais des homosexuels. Nous n'étions pas devant une chaîne de radio ni de télévision, je lui répondis tout de go: " vous êtes des daltoniens. Bien sûr ce n'est point comme chez les achromates le sens de la vision qui est affecté, mais celui de l'érotisme. La nature vous a dotés d'un programme érotique bogué, en vertu duquel vous pouvez voir et avoir envers tel phallophore  une attirance aussi forte, que s'il s'agissait d'une Vénus de Milo!( Mon interlocuteur ne parut pas affecté par le propos, il en a même ri spontanément). Si nous étions majoritaires, auriez-vous le même jugement,  dit l'encolpe interlocuteur?  Scénario improbable, rétorquai-je, l'humanité eût disparu depuis fort longtemps, nous ne serions donc pas là pour deviser, ni personne pour nous entendre"!

(2)Le 13 septembre dernier une association mahométane avait organisé à PONTOISE le salon de la femme musulmane, dont la thématique d'un haut niveau théologique, qu'on en juge: " Faut-il battre ou non sa femme"? Croyez-vous qu'une telle manifestation fut interdite pour cause de contrariété à l'ordre public?  Non, pas le moins du monde. Deux Femen sont venues le soir avant la fermeture du salon. Les deux imams ratiocineurs sur le droit de battre l'épouse remirent à la police   les deux amazones, se réservant le droit de déposer plainte contre  elles, sans doute   pour cause de perturbation en leurs métaphysiques excogitations. Et ce genre de manifestation primitive barbare s'est  déroulée sur le territoire de la République avec la bienveillance des autorités municipales et étatiques.

(3) Les esclaves de Dieu,  entendez les mahométans.La sourate LI verset 56  du Coran décrète divinement, car c'est Dieu qui parle:"  Je n'ai créé les Djinns et les hommes que pour qu'ils m'adorent". Aussi les esclaves de l'Adoré, quand le rapport de force leur sera favorable, se chargeront-ils de contraindre à la soumission  au Cosmocrate, la mécréante humanité que nous sommes! Tel est l'objectif du mahométisme.

 

 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA