Dec
01
LIBERTE : L’AFFAIRE COLLARD ET B.F.M. A LA PUBLICITE COMMERCIALE TELEVISEE

 

En marge ou au cœur de l’affaire des gilets jaunes, qui a beaucoup de traits communs avec les événements de  mai 1968,  que j’ai vécus en direct (et combattus à la Faculté de droit d’Aix laquelle était violemment opposée à l’époque), il y a aussi la question de la transmission  télévisée de l’information.

Comme tout observateur,  à la fois intelligent et honnête, tout le monde voit bien  que B.F.M.  a le parti pris d’etre la chaine télévisée,  bienveillante envers le pouvoir en place. C’est d’ailleurs  sur ses écrans qu’a chuté Marine LE PEN.

Le  point d’orgue a été,  voici quelques jours,  lorsque bizarrement B.F.M. est allée chercher Gilbert COLLARD  dans les couloirs du Palais Bourbon,  pour l’interroger. On a tous vus l’incident, en direct à la télévision,  lorsque le député du Gard a dit aux journalistes ce qu’il pensait  vertement de leur façon de relater l’information, en la traitant  en relais du pouvoir comme si les gilets jaunes étaient comme des délinquants.  Franchement, ils attendaient quoi de différent ? Ca s’est terminé par une coupure nette de la liaison par l’antenne, au milieu d’une phrase de COLLARD.

Je ne manque pas de suivre chaque jour la suite. Car, c’est évident, il y a une suite.

C’est que B.F.M. a bien changé de comportement.

Désormais, on ne coupe plus la parole des protestataires et on considère avec presque amusement la déférence,  non des journalistes de studio à l’antenne, mais de ceux de la rue lorsqu’ils interrogent les manifestants. C’est tout juste s’ils n’insistent pas pour que les intervenants disent tout jusqu’au bout et ne soient surtout pas « coupés ».

Je l’écris d’autant plus que je déjeunais hier avec mon ami, qui lui-même écœuré par B.F.M. ne la suis pas comme moi je le fais.  Evidemment il était ravi. Nous nous posions avec les amis qui nous entouraient le pourquoi de la chose.

Et ai –je dis, mais si la raison était toute simple ? Laquelle donc ? Tout simplement parce que B.F.M. est une chaine commerciale, qui vit uniquement de la publicité.

Et alors ? Alors, les annonceurs de publicité ont peut etre fait des représentations  critiques à la chaine de télévision,  ou celle-ci craint de se « torpiller » à l’égard des consommateurs, avec réduction correspondante des recettes publicitaires.

La liberté d’expression promue par la publicité télévisée, c’est finalement admirable.

 

Deux post-scriptums.

1. Ce samedi matin, 1er décembre, un peu avant 11 H. Je viens d’écrire ce billet en moins de 10 minutes, un écran de télévision sur B.F.M. allumé : j’ y ai compté rien moins de  cinq transmissions intégrales de propos de manifestants aux gilets jaunes. C’est dire.

2. Pour B.F.M., c’est un autre truc,  ce n’est pas terminé. Attendez un peu. On vous en dira plus.

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