Jun
22
LIBERTE : L’ETHIQUE DES JOURNALISTES DES CHIENS ECRASES

LIBERTE : L’ETHIQUE  DES  JOURNALISTES  DES CHIENS ECRASES

Ah, la presse de province, sa survie en question, la disparition de sa qualité rédactionnelle, remplacée par le copier-coller d’articles  rédigés à l’avance en style  passe partout,  achetés à l’Agence France Presse, photos comprises.

Localement, au mieux quand on bénéficie de  subventions d’Etat, et on en   a souvent,  il reste à traiter les petites annonces, la plupart du temps immobilières,  mais c’est la crise, les avis de décès, le nombre des morts est stable,  c’est donc limité  en quantité, un peu le P.M.U. avec  les sports, et puis surtout les chiens écrasés.

Bien sûr, la rubrique des chiens écrasés a un autre nom  plus chic: c’est le  journalisme judiciaire.

Elle consiste pratiquement à reproduire les commentaires,  nécessairement personnels,   d’un journaliste présent à un procès pénal,  uniquement sur fond de recherche du sensationnel, histoire de donner à lire aux lecteurs du journal, dont  le niveau intellectuel moyen n'est pas celui de la presse parisienne, tandis que, par ailleurs  le nombre baisse inexorablement, sans cesse attaqué  qu’il est par les autres moyens de communication, gratuits et directs (les télévisions en tête).

Avec le temps, le journaliste prend la grosse tête : il devient alors juge de l’avocat, de sa façon de plaider, d’être, de se comporter. Pire, il en devient le copain, plus pire l’ami, et même quelquefois l’associé quand, faute de pouvoir le dominer,  il doit jouer au  nègre d’un très  grand avocat.

Et puis, il prend parti, pour l’un contre l’autre. Quelquefois, il croit pouvoir se moquer. Sans dire qu’Untel devenu sa vedette  fournisseuse de fausses informations, son informateur quoi,  n’a pas toute sa raison, et a peut-être  pardon surement fait des stages dans certains hôpitaux.

Evidemment, devenu vedette, le journaliste judiciaire devient le gourou, la star, à qui les jeunes avocats – souvent les jeunes avocates- font une cour assidue,  le terme « cour » est quelquefois physique,  histoire d’avoir une fois la citation de son nom dans le journal.

Et à la fin, notre vedette part dans tous les sens : il s’attaque directement nominalement à tel avocat devenu sa tête de turc, en touchant à ce qui fâche toujours le client. L’honoraire. Car le journaliste judiciaire est aussi le juge de l’honoraire, sur fond de « toujours trop cher ».

Remarquez bien que jamais sa presse ne traite des honoraires des médecins, des commissaires-priseurs, des notaires, des mandataires judiciaires, des huissiers de justice, des experts comptables, non. Uniquement des avocats, parce qu’eux devraient être gratuits.

 

 

P.S.  Je ne cite ici aucun nom de famille. Ceux qui me connaissent savent que je suis capable d’affecter un nom à chaque mot du billet qui précède pour des considérations professionnelles, amicales, politiques  et même familiales,  personnelles.

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

de qualité mais elle n'est pas toujours au rendez-vous dans de nombreux journaux avides de sensations fortes.

S'agissant de l'honoraire, de nombreux articles se sont intéressés à l'honoraire jugé excessif de l'avocat.

Peu de journalistes se sont intéressés à la juste rémunération d'un travail important fourni.

Et dans le vrai.

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

détient une part de responsabilité dans cet état de fait.

Sa communication n'est pas à la hauteur des enjeux.

Les Ordres, en multipliant les points gratuits de consultations, sont également responsables de cette lente dégradation que nous avons constatée au cours des dernières années.

L'Avocat n'est plus respecté et il doit en outre travailler gratuitement.

Voici que le C.N.B. aussi voudrait qu'on travaille gratuitement.

Nom: 
Bâtonnier GIROUD
"Avocats européens à Lesbos : appel aux volontaires
L’opération Les avocats européens à Lesbos est organisée par le Conseil des barreaux européens (CCBE) et le barreau allemand (DAV) avec la coopération des barreaux grecs. Ce projet a reçu le soutien du Conseil national des barreaux (CNB) ainsi que de nombreux barreaux français et européens.
 
Son principal objectif est d’envoyer des avocats grecs et européens sur l’île de Lesbos afin d’aider les barreaux grecs et notamment celui de Lesbos à offrir aux migrants, nécessitant une protection internationale, une assistance juridique pour une demande d’asile ou de protection subsidiaire.

Il s’agit de missions à court terme (d’un minimum de deux semaines). Ces avocats travailleront au pro bono mais leurs frais seront couverts. Ils distribueront des documents, donneront des conseils juridiques aux migrants, agiront en tant qu’observateurs et soumettront des rapports hebdomadaires.

Avocats sans frontières.

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