Jan
10
LIBERTE : LIBERTE DES AVOCATS ET BATAILLE DES ROBES

 

Qui est, on ne s’en rend pas compte, le pendant du statut,  qui doit être à protection constitutionnelle,  de l’avocat. Oui,  Philippe, tu as raison.

Dans « Libération » d’hier, 9 janvier, le journaliste Renaud LECADRE fait un point,  qui n’apprend rien à n’importe quel quidam,  lecteur de mon blog. Qui sait même s’il n’est pas venu aussi à la pêche aux informations ici, chez moi. Bienvenue.

Son article est en tout cas fort bien fait, avec un titre alléchant et vrai : « avocats- magistrats : les robes se déchirent ».

On y parle  d’un événement que les bâtonniers et conseils des ordres taisent,  parce qu’ils ont peur de l’effet boomerang contre eux, qui demeurent  trop souvent montés sur les échasses de leur inadmissible prétention.

On est dans  le sillage du vieil arrêt COSTA  GOUVEIA C. PORTUGAL de la Cour européenne des droits de l’homme, dont notre confrère Olivier MORICE a fait le meilleur usage.  

La Cour de cassation française  l’avait condamné  quant à lui en 2009,  pour avoir vertement mis en cause  dans la presse,  telle juge d’instruction  Marie-Paule MORACCHINI,  dans l’affaire dite du juge BORREL assassiné à DJIBOUTI.

Mais MORICE ne s’était pas arrêté là : il avait saisi ensuite la Cour européenne, et celle-ci lui avait donné raison.

Du coup, il était retourné devant la Cour de cassation, qui par son arrêt de principe,  ici déjà bien commenté du 16 décembre 2016,  a bien du juger qu’un avocat doit pouvoir attirer l’attention du public (hors prétoire) à propos d’éventuels dysfonctionnements judiciaires.  Et l'a totalement absous.

MORICE avait en effet dénoncé un comportement parfaitement contraire aux principes d’impartialité et de loyauté de la juge d’instruction précitée. Et la Cour de cassation a finalement dit  qu’il s’agissait là d’un légitime débat d’intérêt général.

Alors bien sûr, il va falloir beaucoup de temps pour que la décision soit connue et surtout assimilée.

Un débat,  auquel le journaliste a assisté,  est justement ainsi résumé par notre confrère lyonnais François SAINT-PIERRE, « Quel est le bon mode de défense, entre rupture et connivence ? Le juge n’a pas à être l’arbitre de nos débats ».

Et alors une jeune avocate lui rétorque, « Je sors du CAPA. On nous y éduque à une défense de connivence ».

Ce à quoi l’ancien ajoute, désolé : «  Il y a un abime entre le regard des magistrats sur nous et réciproquement. »

Tout est dit, enfin pas tout à fait.

Il nous manque de voir ce que va juger la Cour de cassation dans l’affaire de Bernard RIPERT. Et aussi quand on finira de tourmenter mon ami François DANGLEHANT – le problème étant pour lui que le S.A.F. ne le défend pas-.

Pour moi, Bernard KUCHUKIAN, qui ai toujours gardé avec succès au demeurant la tête hors de l’eau, il est temps que la nouvelle bâtonnière siffle la fin de la bataille.

Je suis cependant prêt à continuer le combat.

Il est non seulement juste, mais fondé en droit, ce que ne savent pas les délateurs prétentieux et ignorants.

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
Gérard GUILLOT

Je rappelle l'arrêt François de la CDEH.

Dans les affaires François, Morice , Lantourne, le silence de l'Ordre de Paris a été sidérant sans même parler du silence des "grandes voix" du barreau.

A Téhéran, ce fut pire: l'Ordre a suspendu Madame Sotoudeh 3 ans et c'est la Cour qui a réduit la sanction.

Quant à Danglehant, on se bat et il faut être vigilant pour les avocats de Dieudonné, Viguier, Ripert etc...car la défense des "affreux" du temps est toujours menacée .

Rappelons nous le silence des avocats en 41 sur la radiation des confrères juifs et le honteux médaillon de Charpentier au Palais ; il est toujors là et pire on a fait apposer à son coté le médaillon d'un des confrères radiés et mort en déportation.

Elle est bien trop occupée à se faire photographier avec les coquins locaux.....

Leurs  décorations en couleur.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA