Dec
03
MARSEILLE : CHRONIQUE DE NON GUERRE CIVILE POUR L’INSTANT

Je ne vais pas tout vous raconter de ma vie,  et pourquoi je suis resté au chaud chez moi hier dimanche.

Je m’attendais  ce matin en circulant à moto ( une vieille Honda Transalp, increvable) à travers La Canebière  voir les dévastations suggérées par la presse. Las, j’ai été déçu, mais il est vrai que je ne suis pas passé par la partie basse de La Canebière,  ni par le Vieux Port, toutes zones anti circulation automobile, et  strictement réservées aux casseurs.

Tiens au juste, ils s’appellent comment les casseurs, noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses. J’imagine que le prénom le plus commun commence par M. et se termine par D.

Mais chut, je n’ai pas le droit de le dire, les policiers non plus. C’est bien dommage. Le marché noir des téléphones cellulaires, cours Belsunce et dans les cités aux noms africains du nord des quartiers nord,  va exploser en tout cas,  c’est sur.

Je suis donc allé plaider ce matin un dossier de distribution de prix,  ensuite d’une saisie immobilière, sur un sujet intéressant, pas de jurisprudence convaincante quant aux  conséquences,   sanctions ou pas du non respect des 15 jours en application de l’art. 20 du décret d’application de la loi sur la copropriété,  ensuite d’une adjudication sur saisie immobilière,  avec à la clé la responsabilité de l’huissier rédacteur de l’acte d’opposition.  Ca, c’est du droit,  et du lourd, puisque  de la matière des suretés et privilèges (j’adore, il partait que je suis bon, mais on ne le dit pas assez).  J’insiste parce qu’il parait que mon blog n’est pas  assez juridique. Les cons.

Bref, après ensuite un  passage à  l’hôpital de  La Timone,  de contrôle du traitement de la récidive de mon  cancer du rein, admirablement soignée, la sécurité sociale parait bien investir notre argent dans le Sutent,  et ça s’est rudement bien arrangé (merci  encore une fois aux patriciens EXCEPTIONNELS de l’Assistance publique Hôpitaux de Marseille, agrégés et non agrégés, vous êtes des cracs), je me suis dirigé vers midi et demie vers mon bureau. C’est tout près du Palais de justice.  

Je devais plaider en début d’après-midi un dossier quelconque (je ne suis pas un grand avocat, et les clients ont peur d’un avocat qui parle haut et fort – c’est étrange, non -). Je suis donc passé devant la préfecture. A ma gauche, des C.R.S. tranquilles, à ma droite,  des gilets rouges, ceux des dockers  du port de Marseille,  qui allaient manifester. Manifestation professionnelle, tout est organisé, huilée, ça baigne. Pas question surtout  de casser leurs Mercédès,  B.M.W.,  Audi et Porsche.  Et puis quoi encore ?  Je vous assure.

 Avançant en moto, sans la moindre difficulté, me voici dans la rue Armény (comme on m’a dit un jour en Turquie, pas de racisme, donc j’ai un nom anatolien, pas arménien, ceux-là, ils nous emmerdent à la fin).

Passage devant l’entrée arrière du consul général des Etats-Unis, gardé par un placide g.man, barbu, toujours le même,  couvert d’appareils en tout genre,  plus tranquille que lui,  tu meurs.

Fin du premier épisode.  Ca change vers 13 H.

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