Dec
26
MARSEILLE : DANS LA JUNGLE DE LA RUE D’AUBAGNE, LE SAUVETEUR

Quelques immeubles au sol, d’autres soutenus pas des étais, la mairie de Marseille,  à la tète de laquelle est son puissant sénateur maire, si bienpensant,  et grand donneur de leçons de morale, se contente de quadriller le secteur. Tout rentre dans l’ordre, le contribuable paiera.

Alors, à l’entrée de la palissade en ferraille,  qui interdit l’accès de la rue aux véhicules, normal, ont fleuri quelques panneaux indicateurs de ceux qui continuent leurs petits boulots. 

Je m’y suis arrêté ce matin, en l’attente d’un feu rouge un peu  plus bas.

Il y avait là un panneau pour un psychologue, normal, aussi pour deux  ou trois retoucheurs de fringues – je signale dans la rue d’Aubagne  un excellent atelier africain, dont je suis client, qui coud ce que vous voulez avec des tissus bariolés dont je raffole-.

Et puis, le summum.

J’ai oublié son nom. D.M.  Un Blanc. Pas un Africain comme moi (moi je suis africain, puisque je suis né à Alger). Mais j’ai retenu l’activité qu’il vante : » Magnétiseur, et coupeur de feu ».

Putain, face à de telles spécialités, je dis que l’équipe communale au pouvoir n’est pas au niveau.

Non, c’est vrai quoi

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