Oct
20
MARSEILLE : DU RIFIFI A LA CHAMBRE DE COMMERCE

 

Quel bonheur, Bernard KUCHUKIAN, quel bonheur.

La presse locale parle même de foire d’empoigne,  avec invectives,  pour l’élection du prochain renouvellement des délégués consulaires de la Chambre de commerce de MARSEILLE, qui est,  je le crois bien,  la plus vieille de France.

Tout le monde sait,  ou du moins doit savoir,  que ce sont les délégués consulaires qui élisent,  à leur tour,  les juges des tribunaux de commerce.

Or, on connait,   au moins ici,  mon combat jusqu’au Conseil constitutionnel sur le thème, plus encore l’ignoble monopole de charge des greffiers des tribunaux de commerce. 

On sait, ou au moins,  on devrait savoir,  comment j’ai été montré du doigt et ostracisé.

Car, ici à MARSEILLE,  c’est aussi,  bel et bien,  la qualité des délégués consulaires en général qui est en cause.

Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour constater qu’ils sont mauvais, très mauvais.

Car l’état économique de la ville est lamentable. Presque pareil pour  la région de référence de  la Chambre de commerce correspondante.

Le contentieux, c’est dans les affaires, comme la maladie dans la vie.

Quand il n’y plus de contentieux, c’est qu’il n’y a plus d’affaires.

Pendant des lustres, par le volume de ses affaires, le Tribunal de commerce de MARSEILLE a été le deuxième de France. Après celui de PARIS.

Ses  greffiers qui  ne me font évidemment  plus de confidence, se plaignent,  bénéfices en moins c’est sûr,  de la rétrogradation au 4ème voire au 5ème rang.

Il est vrai aussi que MARSEILLE n’est pas une ville de commerçants ou d’industriels, donc de gens qui prennent des risques, mais une ville de  simples négociants (1) ou d’intermédiaires qui veulent prendre le maximum sans le moindre risque. Sans investir.

Voulez-vous un exemple : la Chambre de commerce avait encore récemment comme président, le directeur salarié d’ORANGINA, qui n’est  ni locale, ni régionale, ni même  française, puisqu’elle est une des marques absorbées par SCHWEEPES,  et donc des sociétés du groupe japonais SUNTORY qui possède le tout. Bonjour l’industrie marseillaise.

Cerise sur le gâteau, on élit à la présidence du Tribunal de commerce local (comme ailleurs, malheureusement, c’est vrai) des gens qui n’ont rien à y faire. Les experts comptables.

Moi, je suis comme Marine LE PEN, je n’aime pas les experts-comptables, elle c’est parce qu’ils font de simples comptes pour la France, et ici pour juger les commerçants et aussi les artisans. Ils ne sont pas à leur place.

Tiens,  parlons-en des artisans, soumis aux tribunaux de commerce,  sous présidence des experts comptables, alors qu’ils ne peuvent pas voter pas aux élections consulaires.

Système médiéval, débile.

Alors, parce que certains  se sont enfin rendu  compte,  peut être en lisant mes aventures et mon blog, qu’il fallait faire quelque chose, on dirait que ça change.

D’habitude il n’y a qu’une seule liste de candidats, soigneusement cooptés entre copains, certains prétendent entre copains de loges maçonniques (je suis en mesure de dire oui, j’en ai la preuve, pour certains), voici qu’il y a désormais trois listes en concurrence.

Et c’est la bagarre.

Le problème est que généralement, l’élection ne passionne pas : 15 % de votants. Rien du tout. Le désintérêt total.

Si ce  billet passionne, je suis prêt à communiquer le discours de rentrée du président Denis VIANO,  ancien président du Tribunal de commerce de MARSEILLE, il était concessionnaire automobile, sur le sujet, il y a quelques années.

En attendant, je dis qu’on n’est pas venu me consulter pour composer les  listes, et  je ne suis que l’auteur moral de la révolte.

Je félicite les combattants,  surtout ceux des deux nouvelles listes bien sûr, et, je parle franchement, je me marre.

Oui, parce que j’ai vu sur une photo d’une liste qui me relance pratiquement tous les jours  sur Facebook, alors que je ne suis pas électeur, j’ai donc vu sur une photo, la prochaine bâtonnière de MARSEILLE.

 

  1. Il existe une thèse, déjà ancienne, de mon temps, donc, de doctorat de sciences économiques (AIX EN PROVENCE) sur le thème, écrite à l’époque par un camarade de lycée, puis de faculté, François Marie JOURDAIN de MUIZON.

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