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MARSEILLE : ET AIX EN PROVENCE, UNE AMBIANCE DE FOLIE

Tandis qu’on s’apprête à juger prochainement mon amie (j’insiste sur le mot) amie Maryse JOISSAINS-MARINI, ancien avocat, et maire d’AIX EN PROVENCE, sur dépaysement, à MONTPELLIER, dans une affaire d’emploi de complaisance (le chauffeur de la mairie locale,  sauf erreur), Maryse tu as toute ma sympathie,   voici qu’elle poursuit sans désemparer son combat contre MARSEILLE, et plus exactement son maire, Jean-Claude GAUDIN,  pourtant du même bord politiquement. Bien poli et ordonné.

Que dirait-on  alors s’ils étaient au Front national ? Dont je ne suis toujours pas.

Folie, oui il y a aussi de la folie dans la dénonciation de Maryse,  qui veut désormais placer MARSEILLE sous administration directe du préfet (comme avant la dernière guerre mondiale après l’incendie des Nouvelles Galeries) en raison de l’état de ses finances. Si la ville n’était pas en effet  la ville, elle serait sans aucun doute sous  procédure collective.

Le pire de l’histoire est que la dénonciation aixoise (de droite) correspond aussi  à celle d’un ancien conseiller municipal (socialiste), François-Noel  BERNARDI, avocat désormais retraité, camarade de faculté  de droit,  comme Maryse et moi, en même temps.

Oui, il y a un problème financier grave dans cette ville, sauf que personne n’a le courage quant à la révélation de sa cause.

Comme contribuable marseillais au moins, qui subis,  j’y réfléchis depuis des années, et on voit alors ceci.

En France – je ne sais pas bien ailleurs- toutes les grandes villes,  voire métropoles,  sont riches par leurs activités et populations.

Elles ont rejeté les pauvres, tout ce qui est de fait socialement   inassimilable donc  insolvable  pour l’impôt, soit qu’ils ne puissent pas le payer, soit qu’ils ne le veulent pas.

Paris est riche, lss banlieues nettement moins (sauf dans les Hauts de Seine).

Les « fauchés » sont hors de LYON, idem à TOULOUSE,  ou BORDEAUX, LILLE, etc.

Or, à MARSEILLE, c’est très exactement le contraire.

La ville est devenue pauvre parce qu’elle a perdu en 1962 avec la fin de l’Algérie française, la richesse coloniale de son port de commerce.

Les plus aisés ont quitté et quittent encore  la ville.  

Ils  vont s’installer autour. Et bénéficier, alors qu’ils le peuvent,  des avantages qu’ils ne financent pas de la plus grande ville.

A part,  allez,   trois  de ses seize  arrondissements  municipaux,   qui résistent,  y compris politiquement, les 7ème, 8ème et 12ème –  ce dernier où je réside-,  franchement très nettement plus aisés que  les autres, le surplus est en totalité, les quartiers d’immigration post coloniale,  dont la population représente un bon tiers de la ville, compris, tous  les  autres, moins atteints par le phénomène (4ème, 5ème, 6ème, 9ème, 11ème et partie du 13ème) se paupérisent. Plus ou moins  mais certains dramatiquement, pardon dangereusement.

Financièrement et sociologiquement la ville est désormais coupée,  en deux suivant une ligne sud –est / nord (l’ouest ici, c’est la mer) qui part du vieux port et suit l’ancienne route nationale 8 traversant la ville vers BRIGNOLES bien plus au nord.

En gros, la banlieue marseillaise a tendance à être riche, le cœur de la ville devient pauvre.

Cette situation est complètement folle, car on  voit, sa cause est politiquement impossible à exprimer sauf par des fous.

Alors, bien sur que tu as raison Maryse, sauf que dans ma folie à dénoncer ce que tu ne dénonces pas, je te fais remarquer  que les  communes d’alentour Marseille sont bien contentes de profiter des installations et équipements communs municipaux, qui coutent cher aux quelques contribuables marseillais qui paient, dont je suis.

Les hôpitaux publics de notre ville,  y compris dans les quartiers nord, d’une qualité médicale EXCEPTIONNELLE (et ce je sais personnellement ce dont je parle, merci l’Assistance publique à Marseille), les infrastructures routières, tiens les Marins-pompiers, et même les grands équipements universitaires trop modestes encore par rapport à ceux  d’AIX EN PROVENCE, j’en passe et d’autres.

Finalement, tout le monde est fou dans cette affaire, pour ne pas dire la vraie vérité.

 

Fou de ne pas avoir le courage de la dire, soit quand il la dite, comme moi, fou de ne pas être entendu.

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Commentaires

Voici que,  du fond de sa retraite au nord de la Thailande, à la frontière du Laos, un 4ème condisciple de cette époque, mon ami Bernard de Guihermier, qui fut batonnier à Digne,  et qui exprime ce qu'on pourrait appeler le point de vue identittaire, finalement tout proche de la mienne,  vient écrire "courage Maryse"

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