Jan
14
MARSEILLE : LE BOULEVARD DES FATMA

 

« La Provence » et Denis TROSSERO  nous relatent ce jour  la récente rentrée du Tribunal avec les déclarations,  photo à  l’appui du nouveau procureur de la République, dont les mérites sont déjà récompensés par une récente Légion d’honneur.

Le procureur a parait-il égrené tout ce qu’on savait déjà, statistiques en mains, sur le développement considérable de la délinquance  dans notre ville, dans les quartiers au nord, et autour des stupéfiants. Voici donc la seule matière dans laquelle Marseille progresse ; il était bon  de le savoir et d’insister.

Le journaliste nous révèle aussi la déclaration de la  nouvelle bâtonnière,  qui évoque le boulevard des Dames de la ville. Et ainsi la résistance des femmes marseillaises. Il parait ne pas bien faire le rapport avec les déclarations du procureur.

C’est pourtant une vielle histoire,  dont on n’est finalement pas sûr à 100 %, mais c’est la tradition. Elle est  rappelée dans l’ouvrage   de référence sur l’histoire de MARSEILLE,  chez PRIVAT en 1987,  sous la direction collective,  entre autres de Max ESCALON de FONTON, d’Edouard BARATIER,  de Félix REYNAUD,  et d’autres encore,  dont le regretté professeur Pierre GUIRAL, que j’ai connu à Sciences po,  à l’époque du professeur Paul de la PRADELLE.

C’était en 1524. Le siège  de MARSEILLE commençait le 19 aout.

Le 29,  les canons du connétable de Bourbon qui combattait le monarque avaient  ouvert une large brèche à la porte d’AIX, l’entrée nord de la ville à l’époque.

Il parait qu’on réquisitionna alors  toute la population valide pour creuser,  à l’intérieur,  un rempart, un large fossé dominé par un bastion de terre.

Cet ouvrage fut parait-il terminé en trois jours, et une tradition affirme que les dames de la ville participèrent largement à son édification.

D’où le nom de boulevard des Dames qui fut donné plus tard au parcours du rempart.

Qui sauva donc  la ville du connétable, et justifia la confiance du roi de France, FRANCOIS 1er donnée à MARSEILLE, devenue française depuis peu.

Quel rapport, Denis ?

On considère le critère démographique, et l’entrée nord – à l’époque, et aujourd’hui-.

Alors,  on imagine que la bâtonnière voulait dire peut être  que le boulevard des Dames ne serait pas  désormais celui des Fatma.

On rappelle qu'au bout d'une rue perperdiculaire, cote Joliette, est la cathédrale catholique romaine de MARSEILLE, construite en style byzantin  sur les plans d'ESPERANDIEU, qui était un architecte protestant. Dont un ignare de journaliste parisien , de l'EXPRESS si j'ai bonne mémoire,  avait écrit sérieusement qu'elle était la grande mosquée de la ville, ce qui avait entrainé une réaction d'une rare violence du maire  d'alors, le professeur Robert VIGOUROUX.

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