Jan
31
MARSEILLE : LES ARROSEURS SALEMENT ARROSES

 

Tout ou partie commence par la maladresse du sénateur maire (du Front national)  de secteur marseillais Stéphane RAVIER, qui fait employer  récemment par sa mairie de secteur des 13ème et 14ème arrondissements en C.D.D.  son propre fils, tout jeune,  comme  vrai  (retenez l’adjectif) agent d’entretien au salaire de 1.000 €         le mois.

Pas généreux papa, mais si on a bien compris, le fiston ne mérite pas mieux.

« Peut et doit faire mieux « ,  comme on disait dans le temps dans les bulletins des collèges et lycées.

Attendez la suite,  il ne faut pas en rester là.

Une enquête systématique révèle alors ou en parallèle  que le maire principal de la ville,  Jean-Claude GAUDIN, a fait employer  depuis 2005 voici donc ONZE ANS, une ancienne championne de boxe. On lui a même donné la médaille d’or de la ville…

Le maire précité de secteur,  Stéphane RAVIER, piqué au vif par son affaire familiale, banale et finalement sympathique,  découvre alors (à moins que sa découverte soit antérieure à l’affaire de son fils) qu’il existe,  dans les effectifs municipaux affectés à sa mairie,  l’ancienne championne de boxe.

Qu’il n’a jamais vue, jamais. 

Aie. 

Enquête et il parait qu’elle était là déjà du temps du maire de secteur d’avant, Garo HOVESPIAN, dont le bras droit, Stéphane MARI, lui déclare qu’il ne l’a jamais vue,  non plus.

Tout au plus sait-on que le budget municipal  lui a versé 1.500 € par mois, pendant onze ans (vous lisez bien) et qu’en parallèle  notre championne de  boxe était devenue  - au surplus - seconde de liste socialiste, ainsi rémunérée,  au Conseil régional.

Bon, la promotion du sport étant ce qu’elle est,  et le monde ce que nous savons, on apprend que la fonctionnaire territorial  fantôme  n’a pour l’instant écopé que d’une sanction pour absence injustifiée entre aout 2014 et février 2015, ce qui doit correspondre aux seules constatations qu’a pu faire le sénateur-maire du Front national : auparavant,  et apparemment, pas de possibilité d’action ou de trace.
 

Quel que soit le secteur municipal de Marseille, les impôts locaux sont les mêmes.  Comme tant d’autres, je les paie.

Comme contribuable, je la trouve un peu grosse.

Il me plait bien sur ce coup Stéphane RAVIER…

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Commentaires

 

PIERRE DOYEN COMMUNIQUE:

 

Un employé,  plus fréquemment une employée (désolé pour le sexisme), qui inconnu au service mais dûment appointé par celui-ci, est de la sorte  bénéficiaire d'une donation. 

La particularité d'une telle donation, est qu'elle est à exécution successive. Quoique  pareille donation ne soit oncques mentionnée en nul cours de droit ni ouvrage doctrinal.

Autre particularité de cette donation sui generis: si elle a pour donateur formel le chef  employeur, son débiteur   réel  est la personne-même de l'entreprise. Etre libéral avec les deniers d'autrui ne pose guère de problème technique, pour autant que le débiteur involontaire soit  dans l'état d'impotence.

Nous avons souvenance  du temps des cours de droit à la faculté, qu'un professeur avait exposé  le cas d'espèce suivant:.

Au sujet d'une secrétaire que personne dans l'entreprise ne connaissait ni n'avait jamais vue, le fisc avait considéré  que la rémunération par elle perçue n'étant point une dépense utile pour le fonctionnement de l'entreprise,  était une libéralité. De ce chef l'administration fiscale réintégra le "salaire versé" en le bénéfice commercial imposable de l'entreprise. Et le porte-plume putatif se vit frappé par l'impôt au titre d'une libéralité!

Sans doute le fisc avait-il un sens de l'utilité différent de l'utilité des sens!

Mais l'art du droit consiste toujours à être techniquement efficace avec parcimonie. Faire ce qu'il faut, mais pas plus qu'il ne faut.

Ce qui est parfaitement illustré par la mythologie de Numa  en son dialogue avec Jupiter.
Le sacrifice doit avoir l'agrément du dieu, aux fins de ne point s'attirer les foudres célestes.

Jupiter commande à Numa de sacrifier une tête." Oui lui répond le roi , j'obéirai, j'arracherai une tête d'oignon de mon jardin.-Mais je veux de l'homme. - J'ajouterai des bouts de cheveux!- Je veux du vivant. - Je joindrai aussi un poisson".

Ovide écrit que Jupiter éclata de rire et dit: " Facito mea tela procures- O vir colloquio non abigende deum".Sers-toi de ces moyens pour conjurer mes traits-mortel qui ne crains pas de t'entretenir avec les dieux".

Pour en revenir à la dame honorée par la municipalité et/ou son édile, nous pouvons nous interroger sur  la commission  du délit de prise illégale d'intérêt, si toutefois il n’y eût point prescription de ladite infraction.

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