Jul
29
MARSEILLE : LES VOITURES DE FONCTION DES COPAINS AU POUVOIR QUI EN PLUS SE CONDUISENT MAL AU VOLANT ET FONT DU CORPOREL

Je ne suis pas sectaire, moi et j’ai le plaisir de citer intégralement ce qu’écrit un certain David COQUILLE dans le quotidien communiste La Marseillaise.

La Ville de Marseille a vu sa prime d’assurance augmenter de 8,5% pour les 2040 véhicules de son méga parc automobile. La raison ? Trop d’accidents, notamment corporels.

Conduit-on moins bien au volant des Twingo des Espaces verts, des Berlingo du Service de solidarité et de lutte contre les exclusions, des C4 Picasso et Megane des grands élus, des Kangoo des services techniques ou du modeste cyclomoteur Peugeot 103 du garage municipal ?

Apparemment oui, à considérer l’avenant imposé au contrat d’assurance de la flotte automobile de la Ville,  qui s’est pris une forte augmentation de cotisation cette année, en raison d’une « sinistralité anormalement élevée » (sic).

Le groupement formé entre le courtier Eurosud Swaton et l’assureur Groupama Méditerranée a décidé d’augmenter unilatéralement ses tarifs au 1er janvier 2018.

Une claque de 8,5% sur la cotisation annuelle de ce contrat qui couvre un parc automobile considérable : 2 040 véhicules, selon l’avenant du 20 octobre 2017 que « La Marseillaise » a pu consulter.

La municipalité n’a pas eu le choix, sauf alors à résilier le marché signé fin 2014 dont le montant annuel initial était de 775 854 euros TTC.

« Le contrat de votre collectivité présente des résultats déséquilibrés sur les dernières années, ce qui ne permet pas de garantir la pérennité essentielle de notre engagement », a prévenu Groupama en juin 2017. Souscrit pour sept années, le contrat, débuté en janvier 2015, assurait initialement 2 189 véhicules, allant du scooter dédié à la prévention de la délinquance à la remorque-désherbeuse des cimetières.

 

On ne compte pas les engins des Marins-Pompiers couverts par une assurance distincte.

« Il est constaté une augmentation du nombre de sinistres responsables,  avec une forte proportion de sinistres corporels depuis deux années », déplore l’assureur. « Ainsi la sinistralité de la ville de Marseille est, de ce fait, conséquente et coûteuse. »

Moins de véhicules,  mais plus d’accidents corporels

D’un côté, une « augmentation constante » des accidents, de l’autre « diminution notable » de véhicules assurés et donc des cotisations.

Le parc automobile a diminué, passant de 2 392 véhicules en 2015 à 2 037 en 2017. Tous n’avaient pas de réelle utilité, surtout ceux équipés de pneus neige...

Par comparaison, la flotte de la ville de Paris (2,2 millions d’habitants) a réduit en cinq ans de 4 000 véhicules à 2 500 l’an passé. C’est dire si la marge de progression est encore grande pour Marseille (858 000 habitants) !

Ce hiatus crée, pour l’assureur, ce qu’il appelle pudiquement « un déséquilibre en terme de rentabilité ».

Comprendre : son gros bénéfice réduit. De pointer, pas moins de 227 sinistres en 2015 et 230 sinistres en 2016. Les conducteurs des véhicules municipaux sont en cause à 100% dans 151 cas, et partiellement responsables dans 8 cas, soit un taux d’implication qui frôle les 70%. La part des atteintes corporelles était de 21,3%. Rien n’est dit sur les facteurs : inattention, laxisme, non respect du code de la route, alcool, fatigue, vitesse, etc. Ni sur les auteurs !

L’assureur retient que sa prime d’assurance de 1 181 591 euros pour les deux premières années cumulées couvre à 87% la prise en charge des sinistres qui s’élève à 1 031 870 euros. Un écart insupportable pour l’assureur qui regarde comme déficitaire son contrat dès 65%.

De quoi est composée la flotte municipale ?

Depuis peu le service du parc s’est doté d’une centaine de véhicules hybrides de marque Toyota Yaris.

Sinon, c’est l’inventaire à la Prévert : 686 véhicules de la marque Citroën, dont 31 C4 pour les grands élus, 20 Dacia, 16 Iveco, 8 Land-Rover et une Jeep pour le service prévention et gestion des risques, 653 Renault dont 253 Twingo, 379 deux-roues.

La répartition varie dans les services selon les besoins : 249 véhicules pour les Espaces verts, 149 pour la police municipale, 15 pour le cabinet du maire, 28 adjoints disposent d’une berline avec chauffeur, quand le maire a droit à deux Citroën. [j’ajoute, une paille]

Avec les nouveaux tarifs, la cotisation annuelle pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes est passée, elle, à 392,77 euros TTC, les deux roues à 289,70, l’engin de chantier à 287,53. Le montant unitaire dans la catégorie des véhicules de direction assurés en tous risques est, lui, passé à 2 609,43 euros ! Un indice ?

 

 

Mots-clés: 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA