Jun
12
MARSEILLE : MEME PAS UNE FOIS DE TROP.

IL Y EN AURA D'AUTRES...

On peut déjà établir,  sinon un bilan,  du moins une situation.

Deux rencontres de football à PARIS, dont une censée à risques,  trois sur quatre sur l’échelle créée pour l’occasion,  compte tenu de ce qu’elle opposait l’équipe de Turquie à celle de Croatie.

Chapeau les amis croates qui avez gagné et en plus c’était un beau jeu.

Question sécurité : rien à dire, pas d’émeute, rien du tout. Bon, Paris, c’est PARIS.

MARSEILLE maintenant.

On nous raconte qu’on avait prévu les mêmes mesures de sécurité. Menteurs. Nous avions hier soir la rencontre de l’équipe d’Angleterre face à celle de Russie. On nous dit que c’était classé pareil, trois sur quatre.

Si je n’étais pas rentré à mon domicile,  hier à 15 H,  après une matinée passée au cabinet  avec un client, qui m’a ensuite invité à déjeuner, nous  aurions peut-être pu être témoins de ce qui s’est passé à peine plus tard.

Mon cabinet est à 300 m du Vieux port, et le restaurant où nous étions,  à 200 m.

Il y avait déjà beaucoup de bruit, beaucoup.

Je me souviens aussi d’un Anglais qui accrochait un drapeau aux grilles de la Banque Martin Maurel, tout  en face de mon cabinet.

Que les évènements aient ensuite dégénéré, j’ai bien l’impression que c’était non seulement prévisible, mais prévu et en cours.

Alors, voici qu’on ouvre les parapluies en forme de parasol courant.

Les élus nous demandent comme d’habitude de ne pas polémiquer.

Comme c’est facile de faire des conneries, et d’esquiver les critiques en soutenant qu’on polémique.

Déjà, on sent que quelques « responsables » vont des faire tirer les oreilles.

Oh, ce ne sera pas grand-chose, car finalement c’est le contribuable français qui paiera la casse, l’Etat étant gardien de la sécurité publique dans les rues. Les juges administratifs seront saisis. D’autre part, en responsabilité publique, les fonctionnaires et les agents ne risquent rien personnellement.

Finalement, une fois encore, l’image de marque de notre ville est ternie. Nous n’en n’avions pas besoin.

Voyez-vous, comme par hasard, le bordel dans la rue,  c’est chez nous.

Dans cet égout, comme d’habitude, il faut rendre hommage aux marins – pompiers, qui ont fait de leur mieux avec les blessés.

Et complimenter les seuls Marseillais  dignes du respect absolu sans la moindre réserve, je parle des chirurgiens, médecins et personnels des hôpitaux publics de la ville, dont une fois encore la qualité exceptionnelle passera seule  sur le dessus.

 

P.S. L'image qui illustre ce billet est la reproduction d'un des tableaux des grands ports de France par VERNET, peints sous LOUIS XIV. Ici, c'est celui du Vieux port, TRES EXACTEMENT, à l'endroit des batailles d'hier, dignes de guerre civile.

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