Oct
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MARSEILLE : PROPOSITION A MONSIEUR PUIGDEMONT

On  pense   à ce qui se passe actuellement en Catalogne espagnole, avec ce qu’a parfaitement défini la vice présidente du gouvernement espagnol, Madame de SANTA MARIA : une farce.

On espère simplement que le président de la généralité ne va pas demander l’asile politique pour s’établir … à PERPIGNAN. On lui propose plutôt MARSEILLE.

Certes, en classant des papiers ce matin, je retrouve le discours prononcé à la rentrée de la conférence des avocats de Marseille le 29 novembre 1871 par un confrère du temps, Alfred ESCARRAS (le texte est dans la petite bibliothèque du couloir à l’entrée du bureau du bâtonnier à la maison de l’avocat de Marseille).

C’est une étude sur le Parlement de Provence.

ESCARRAS évoque « le temps où MARSEILLE était encore plongée, sous la domination tyrannique de l’ambitieux et traitre CASAULX. » Il ajoute que » la main vengeresse de LIBERTAT » (Pierre de LIBERTAT, dont la statue est quelque part au Musée de la ville), qui assassinat CASAULX, « parvint à rendre à la France notre ville, qui obtint pour prix de sa soumission la confirmation de ses anciens privilèges et la création d’une cour souveraine. »

Le confrère du temps ajoute que cette cour indépendante ne fonctionna que deux ans, et fut réunie au parlement d’Aix en 1546.

Comme il était nationaliste, ESCARRAS ajoute « ici commence un siècle nouveau. Les bienfaits de la paix ne vont pas tarder à se répandre. La France, qui a toujours eu un merveilleux instinct pour se relever des crises les plus terribles, va reprendre son ancienne splendeur et marcher à la tète de l’Europe ».

Bon, c’est sur, voici qui ne devrait pas inciter Monsieur PUIGDEMONT  à demander asile politique en France et à MARSEILLE       en particulier.

Pourtant, je n’ai pas fini, la ville en a l’habitude.

Il n’y a pas si longtemps que cela, elle avait accueilli pendant plusieurs mois l’exil du général ami Michel AOUN, qui avait du fuir le Liban, où finalement il est retourné désormais comme président de la République.

La ville dispose d’ailleurs pour cela  d’une  fort belle maison d’hôte, la villa Gaby, sur la Corniche.

Et plus avant, on devrait savoir qu’en 1808  sous le premier Empire,  que TALLEYRAND avait exilé à MARSEILLE le roi CHARLES IV et sa famille y compris  l’amant de sa femme GODOY.  Ils habitaient tous dans un hôtel (aujourd’hui disparu) de l’actuelle rue Montgrand (à cent mètres de mon bureau).

Enfin, l’arrière grand père du roi d’Espagne actuel, ALPHONSE XIII, qui avait fuit le pays en 1931, après la proclamation de la République, débarqua  d’un bateau de guerre à MARSEILLE en provenance de CARTHAGENE.

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