Nov
07
MARSEILLE : SI ON ARRETAIT LA DECONNE ?

Oui, si on arrêtait de déconner,  comme on le fait actuellement avec les effondrements des immeubles pourris de la rue d’Aubagne à Marseille.

Cette situation est connue de tout le monde depuis des dizaines d’années, j’en sais quelque chose moi qui ne suis marseillais pourtant  que depuis 1962.

Il y a toute la rue d’Aubagne, plusieurs  rues adjacentes, en contrebas le Domaine Ventre, aujourd’hui complètement bouclé et pourri.  Là, vous êtes en Afrique noire  profonde.

C’est à deux pas de belles artères comme le cours Lieutaud,  et dans une moindre mesure la rue de Rome,  où passe notre si joli  tramway.  

Qui fut dans le temps l’axe fondamental du plan monumental nord sud, aujourd’hui de la porte d’Aix, à l’obélisque du boulevard Michelet,  que voulait imposer LOUIS XIV à la ville de Marseille, et que ses échevins,  radins,  n’ont pratiquement pas adopté intégralement. Il parait que le monarque avait  écrit des choses furieuses contre eux. Et à l’époque, il n’y avait sur place ni Noirs, ni Arabes.

Quant il m’arrive,  en raison d’embouteillages,  en moto ou en auto,  de prendre la traverse de la rue de la Palud, je croise la rue d’Aubagne,  j’écrase quelquefois des rats. 

Adjacente à la rue d’Aubagne, là à coté des immeubles effondrés,   commence  en effet la rue Grignan, avec   quelques centaines de mètres plus loin. On passe alors aux boutiques de luxe, VUITTON, ROLEX, HERMES, CARTIER,  le musée CANTINI, jadis hôtel particulier du gouverneur de Provence (Monsieur de GRIGNAN),  dont l’épouse était la fille  de Madame de SéVIGNé,  qu’elle venait visiter régulièrement   à Marseille,   la Banque Martin Maurel devenue Banque Rothschild,  et même la maison de l’avocat.  Très modestement, mon cabinet. Installé dans un immeuble de la même rue, en face de la banque précité, reconstruit en 1950,               après destruction d’un bordel,  pendant la 2ème guerre mondiale, une bombe, dont le propriétaire vient d’etre obligé par la municipalité de ravaler,   inutilement pour la énième fois,  une façade  qui n’en n’avait pas besoin le moins du monde.

Au bout de la rue Grignan : le palais de justice.

Mais il n’y a pas que  sur la butée aujourd’hui dévastée,  où vous êtes en terre africaine noire compte tenu de la couleur de la plupart des habitants.

Traversez la Canebière un peu plus bas,  sur un autre versant, vous passez dans le vieux quartier arabe de la ville. Tiens la rue Nationale, clairsemée  de places constituées des destructions d’anciens bâtiments pourris ou délabrés,  comme l’a été le Crédit municipal de Marseille,  l’ancien mont de piété installé jadis dans un bâtiment,  qui avait  du etre beau mais  il y a 250 ans, et qui partait en ruines.  Là aussi où était un commissariat de police,  qui a fui  devinez pourquoi sur La Canebière,  dans le site d’un ancien Grand Hôtel de Noailles.

Tout ce coin là, en arrière des plus grandes artères où la municipalité fait ravaler les façades sans se préoccuper de ce qui est derrière est pourri.

Ravaler la façade, voici ce qu’on fait et continue de faire.

Tout le monde le sait parfaitement et tous ceux qui sont au pouvoir, ils ne sont pas mes amis,  de parfaits hypocrites.

Car c’est le logement de migrants ou d’immigrés. Dont on ne veut pas parce qu’on n’en n’a pas besoin.   Mais ça, c’est mal, il ne faut pas le dire.  

Au lieu de les accueillir à bras ouverts pour les loger dans des taudis, on ferait bien d’avoir le courage de leur dire non, vous n’êtes pas les bienvenus. Au mieux on finance alors  des bailleurs,  souvent nord africains,  qui profitent des leurs, grâce aux aides de la Caisse d’allocations familiales. Il faut faire social voyez-vous.

On va pleurer cinq minutes sur le sort des malheureux qui sont décédés et on va passer à autre chose, car on n’a  ni les moyens ni la volonté d’etre l’accueil de la misère universelle. La sensiblerie n’a rien à voir ici.

Il n’y a pas que les immeubles pourris du centre ville de Marseille : il y a tout à revoir parce que la France,   et Marseille encore moins,  n’ont  pas les moyens de traiter toute la misère du monde.  

Là et là seulement est la question.

Au moment d’enterrer ces morts  aussi, il faut le dire à tous y compris les moralistes à la con, journalistes en tète, tous confondus dans leur stupidité bienséante,  qui donnent des leçons derrière les volets de leurs beaux appartements.

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