Jan
20
MARSEILLE : SURTOUT, NE LISEZ PAS LE MONDE DATE DE DEMAIN

 

Non, pitié ne le lisez pas.

Car  deux pages centrales étalent littéralement les horribles turpitudes judiciaires de la ville.

On va commencer par  vous y parler d’un Bernard TAPIE,  qui aurait bénéficié dans le temps de la bienveillance d’un ancien avocat aixois, bien en vue, devenu, sans le concours d’entrée à l’E.N.M. (je crois bien qu’il m’en voulait) magistrat et président de chambre  correctionnelle à la Cour d’appel.

Puis des détournements de plusieurs millions d’euros d’un célèbre et si sympathique administrateur judiciaire local, aujourd’hui décédé,  en ne rappelant surtout pas qu’il avait non seulement la confiance de tout le monde, j’en étais un,  mais aussi l’oreille du Tribunal de commerce de notre ville.  Je crois bien que ces détournements ont crevé le fonds de garantie de l’assureur national de représentation des fonds de la profession.

On parle  un peu de son successeur – heureusement pas dans le coup, et maintenant en retraite - .

Enfin d’un dernier en date, anciennement installé à Manosque, Digne puis Aix en Provence.

Celui-ci, qui avait son cabinet dans la même rue que le mien, exactement  de l’autre côté de ma rue,  est en prison depuis quelques mois. On lui reproche rien moins que d’avoir organisé un commando de gros bras du milieu pour exécuter une importante et ancienne condamnation  contre un ancien associé de Bernard TAPIE, avec une faillite de l’époque de l’O.M.

Il parait qu’il y aurait eu plein d’écoutes téléphoniques : il serait cocasse qu’elles aient eu lieu dans un central téléphonique,  qui jouxte l’immeuble de mon cabinet, donc dans la même rue

Encore heureux que l’administrateur,  que les journalistes du Monde  chargent clairement,  ne soutienne pas,  sait-on jamais,  qu’il aurait agi ainsi faute de pouvoir payer un avocat en charge de procédures d’exécution forcée sur les biens immobiliers du débiteur. Ou pire parce qu’on lui interdisait de prendre un tel avocat (c’est généralement mal vu au Tribunal de commerce, sauf pour certains, je connais ADMIRABLEMENT le sujet).

Non, par pitié ne lisez pas Le Monde de demain 21 janvier.

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