Apr
16
NUMERIQUE : CHRONIQUE D’UN COUILLON PAYEUR D’IMPOTS ET DE CHARGES SOCIALES

 

NUMERIQUE : CHRONIQUE D’UN COUILLON PAYEUR D’IMPOTS ET DE CHARGES SOCIALES

 

PANAMA est apparemment une terre destinée aux scandales financiers.

 

On est certes loin désormais de celui du canal de Monsieur de LESSEPS, ruineux pour ses actionnaires.

 

Non,  les intervenants  d’aujourd’hui se sont bien refaits. Jusqu’ici, ils n’ont rien perdu, et il n’est pas certain qu’une fois passé les rodomontades journalistiques,  pour amuser la galerie, ils ne perdront  jamais quoi que soit. Sans compter que bizarrement, on ne va pas trop chercher non plus aux iles vierges britanniques.

 

Face à cela, l’avocat contribuable ordinaire, vous et moi, parce qu'on ne peut pas faire autrement,  reste subir la situation exceptionnelle de notre pays, le plus imposé au monde.

 

Je ne sais plus qui a dit récemment que si le PANAMA est un paradis fiscal, la France est un enfer fiscal.

 

Il a raison, mais comme je crois que le déclarant appartient au Front national, on va devoir tempérer.

 

Alors le célèbre économiste TOUATI a trouvé la parade :  il vous explique magistralement qu’à côté de la France, Etat le plus imposé au monde, n’importe quel autre Etat est un paradis.

 

Exact, deux cents (le nombre des Etats concernés) fois exact.

 

Pendant ce temps-là, les  couillons ordinaires que nous sommes tous doivent payer fort, et pire encore, ils doivent le faire suivant les exigences farfelues des collecteurs d’impôts,  taxes et charges diverses.

 

Pour la T.V.A. que nous collectons gratuitement, on nous impose la déclaration et le paiement numérisés. On doit  reconnaitre que le système en place fonctionne très bien. Pour les autres impôts, progressivement, c’est pareil, et là encore, ça fonctionne plutôt bien.

 

Par contre,  pour les charges sociales des U.R.S.S.A.F. on est dans le paradoxe. Ces gens-là,  dont l’action et l’incompétence crasses est dangereuse, ne savent pas mettre en place un système informatique, pourtant obligatoire désormais pour les paiements. C’est tellement compliqué qu’on ne parvient pas à y accéder en, ligne. Et bien sûr, on ne vous répond pas quand vous aves besoin d’essayer de comprendre. Et puis quoi encore ? J’ai  finalement trouvé la parade, avec la découverte du R.I.B.de l’U.R.S.S.A.F. à qui je dois payer mes cotisations. Ouf.

 

La C.N.B.F. s’est mise péniblement au paiement numérique. On dirait qu’enfin, son  système marche mieux.

 

Il reste R.S.I. et la R.A.M. Eux ne connaissent toujours pas les paiements en ligne par Internet et sont demeurés au chèque bancaire. Quant aux virements, ils n’ont jamais entendu parler.

 

Et nous, les couillons, non seulement on paie,  mais encore on doit  en passer par  les exigences plus moins farfelues des fonctionnaires.

 

Pourquoi n’ai-je pas de compte au PANAMA ?

 

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