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PROCEDURE : MOI, AVOCAT, FILS D’AGRICULTEUR DE BUREAU

Et pourtant,  je suis fils d’agriculteur.

Les hasards de la vie ont fait de mon père le chef comptable jadis de la Caisse centrale d’assurance et de réassurance des mutuelles agricoles de l’Afrique du nord, dans l’Alger de l’Algérie française.  

Il avait même été chargé dans les années 55 ou 56,  de l’organisation d’ un congrès de toute  la viticulture française réunie à Orléansville, que les Algériens appellent aujourd’hui El- Asnam.

La famille ROBERT, où les parents de l’auteur du dictionnaire ROBERT,  qui était docteur en droit de la Faculté d’Alger, y exploitaient un domaine viticole,  qui produisait un vin excellent, appelé le Rabelais.

La caisse, c’était  une  énorme entreprise d’assurance et de réassurance,  qui couvrait l’Algérie, le Maroc et le Tunisie.

A ce titre, je suis  donc statistiquement fils d’agriculteur, puisque mon père  et sa famille bénéficiaient aussi  du régime social de l’agriculture.

La maison de l’agriculture d’Alger, 12 boulevard Baudin,   je me souviens du bureau de papa au 2ème étage, c’est aujourd’hui le ministère algérien de l’agriculture.

Peut-être à ce titre, on aurait pu imaginer que,  devenu avocat, le contact soit gardé avec ce milieu là.

On fait simple, en près de 50 ans de carrière, je n’ai plaidé qu’une seule fois devant un tribunal paritaire de baux ruraux.  

Pour une voisine à Marseille, qui avait hérité d’une campagne.

J’avais d’ailleurs gagné, je n’ai jamais bien compris pourquoi.

Il serait intéressant d’avoir la statistique du nombre des 60.000 confrères qui connaissent la juridiction des baux ruraux, et qui l’ont fréquentée. Ca doit être du un cent millième voire millionième.

Voici pourtant que cet important secteur juridique,  ici judiciaire,  fait l’objet de l’attention  spéciale du projet de loi de programmation pour la justice, préparé à l’ineffable chancellerie et soumise désormais à la discussion, si j’en crois les communiqués de victoire du C.N.B. (qui suggère aussi la grève, va savoir).

En effet, désormais, le ministère d’avocat devant ces juridictions échevinées,  dont personne,  même pas moi ne doute de la qualité, la preuve,  sera obligatoire, plus comme devant le tribunal d’instance où,  matériellement elles siégeant physiquement et habituellement, elles qui sont si rarissimes.

Puis-je finalement  poser la question suivante, puisqu’on parle d’avenir de la justice. De qui se moque-t-on ?

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

que cette préoccupation s'agissant de cette juridiction est curieuse puisque les affaires y sont statistiquement rares.

J'y ai quelquefois plaidé (un peu plus que vous) mais on peut difficilement dire que ce soit véritablement porteur.

Cordialement.

Patrice J. GIROUD

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