May
30
PROPOS IMMODESTES D'UN AVOCAT QUI COMMENCE A NOUS...

J'ai l'honneur de signaler à tous mes distingués correspondants l'existence sur notre blogosphère du blog de notre excellent Thierry WICKERS, avocat à BORDEAUX, et président du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX.

Classé : « activité basse », « popularité moyenne ».

Il y a exactement une semaine, alors que j'enquêtais sur NAVISTA à PERPIGNAN, notre confrère y a mis en ligne quelques lignes sur le calendrier de la fusion avocats avoués. Nous étions le 23 mai. Ce calendrier, c'est celui des calendes grecques.

A ce soir, commentaires : 0.

On écrit en termes distingués (çà vient de BORDEAUX, pas de MARSEILLE) que la capacité de notre profession à prendre en charge l'intérêt général avec une profession tenant tout l'espace du droit semble s'épuiser aujourd'hui.

Qu'en termes élégants, ces choses là sont-elles écrites.

Exeunt (pluriel d'exit pour les non latinistes) la fusion avec les notaires et celle avec les conseils en propriété industrielle.

Reste celle avec les avoués. Qui est dite "modeste" (sic). (1)

En terme toujours aussi élégants, le président WICKERS annonce à son tour ce que j'ai écrit bien avant lui, c'est-à-dire l'abandon du projet.

Il n'est pas normal qu'avec un ordinateur et surtout un cerveau en ordre de marche, un minable jobard grossier gueulard marseillais (et même autre chose si vous voulez) comme moi en dise davantage que celui qui représente officiellement la profession.

Bon, alors, notre chef suprême découvre que coté Parlement de la République, ce qu'il appelle la deuxième lecture, et qui est en réalité la lecture de la commission mixte, n'est toujours pas programmée.

Par contre, il nous annonce que la chancellerie aurait demandé au C.N.B. de « développer les outils informatiques permettant d'assurer la communication entre avocats et cours d'appel ». Comme c'est chic.

Il parait même que le C.N.B. a répondu que nous serons prêts le 30 juin dans un mois donc.

1°. Qui c'est « nous » ? Je veux dire, le président WICKERS parle-t-il aussi pour le barreau de PARIS, parce que question informatique, c'est, excusez l'offense, un demi-président.

2°. On communiquera comment ? Avec le R.P.V.A. version NAVISTA ? Et pourquoi pas avec le système parisien ou celui de MARSEILLE ?

3°. Au juste, la chancellerie - qui serait rudement chanceuse- a-t-elle en mains le rapport HATTAB ?

4°. Et puis, nous autres les avocats, on enverra quoi aux cours d'appel, alors qu'aucune d'entre elles ne dispose du moindre programme de réception et de traitement des données. Sauf peut être pour les déclarations d'appel. Oui et après ? Parce qu'une fois qu'on a fait appel, il y a autre chose plus tard...

Après, lisez moi un peu président WICKERS, allez voir ce que j'ai conseillé sur mon blog, pour étendre le champ d'application des procédures sans représentation obligatoire. Maintenant, ce que je dis...

____________________

(1) Le président WICKERS serait-il passé Amish, sympathiques paysans spcialement du comté de Lancaster en Pennsylvanie, que j'ai visités aussi, et chez qui la modestie est la règle ?

Commentaires

Nom: 
JRM
Site: 
http://

Comment va-t-on faire avec DEUX boitiers NAVISTA si le CNB s'occupe de la communication électronique avec la Cour d'Appel.....!

On m'a toujours soutenu que le boitier NAVISTA unique, était génial et que bien connecté à NESPRESSO, il pourrait meme faire du café.

Alors voilà maintenant qu'il ne pourrait que faire de la connexion avec un seul Tribunal à la fois.

Comme je suis déçu...

Alors, on va faire comment ? Et sic'était pourquoi on va se les garder les avoués.

Té, j'ai trouvé.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA