Dec
19
QUE LA HONTE ET L'OPPROBRE SOIENT SUR VOUS TOUS...

Qui vous taiszez.

Un sénateur du nom de PILLET vient de déposer un amendement à la loi de suppression des avoués qui sera discutée les 21 et 22 décembre 2009 au Sénat. Il veut que les collaborateurs salariés d'avoués, titulaires d'une simple licence en droit, justifiant de quatre années d'ancienneté deviennent automatiquement avocats. Sans aucune autre formalité.

Je rappelle que pour nos salariés à nous d'avocats, c'est huit ans. Le double, donc. Et encore en partant d'un diplome acquis une année d'études supérieures plus tard.

Il y a peu de chances que l'amendement soit adopté. Uniquement, parce qu'il est de nature réglementaire.

MAIS, la chancellerie préparera le décret qu'elle voudra et - elle me l'a écrit- il n'est pas question pour elle d'aligner les temps d'expérience des salariés des deux professions.

Donc d'autres cadeaux aux avoués.

Pendant ce temps, les avocats, si distingués et si bien élevés, continuent à fermer leurs gueules.

Commentaires

"je m'en fous". Vous qui êtes si bien informé, vous n'avez pas manqué d'apprendre que la Cour de Cassation elle-aussi a créé sont Réseau (dit rézo en Charentes). Ne pensez-vous pas que nos "confrères" de la Cour vont subir à court ou moyen terme le sort des avoués. Ils sont peu nombreux et, après tout, leur clientèle est quasiment la nôtre.

dont ne disposent pas tous les avocats, et qui ne peuvent , en conséquence, monter au créneau.

Ah, je l'attendais celle là.

Tant il est vrai que chez vous on ne suit l'actualité de la profession que pour se tromper de cible en défendant l'impossible (les tribunaux ruraux) et ne traitant pas du sort des avocats en général hors le département. Si vous lisiez tous mes blogs, vous sauriez que je crois tout seul, je me suis étonné de ce que les 500 confrères qu'on va délocaliser n'intéressent personne. Pas même eux. Ce qui est dramatique.

Moi qui me fous du juge d'instance dans un trou perdu qu'on ne peut pas maintenir en vie financièrement, je m'intéresse par contre au sort de l'avocat qui va avec. C'est peut être contradictoire, mais c'est ainsi.

Mais comme ils ne font rien ces confrères pour se défendre. RIEN DU TOUT. Ce n'est pas à moi.

C'est comme d'habitude, on attend que le bâtonnier, lui-même en attente de médaille du mérite, le conseil de l'ordre, en attente de régler son compte à Maitre Tartempion, et le Conseil national des barreaux, en attente de légions d'honneur, fassent quelque chose.

Mais ils ne font rien. Tout le monde a peur. Et attend son ruban.

Quant aux avocats de cour d'appel, surtout pas mieux. Ils ont fait quoi ? Rien, alors qu'ils peuvent être mangés par les avoués. Je l'ai écrit, on ne m'a pas lu. On ne me lit pas : sauf pour me demander mon certificat de nationalité ou pour prétendre qu'il n'y pas de sel dans l'eau de mer, lorsque j'ai affirmé le contraire.

Pire, le C.N.B. a tenté une seule fois de réunir un conseil d'administration décentralisé à AIX EN PROVENCE au début de l'été dernier. Il y avait là tout le gratin, local et régional, dont S.V.P. la député-maire d'AIX EN PROVENCE, avocat de profession, de plus mère se sénatrice, 40 ans de prestation de serment que moi le même 15 décembre 1969 et la bâtonnière d'AIX EN PROVENCE, son ancienne collaboratrice. Membre du C.N.B., S.V.P. (tiens, celle-ci vient de l'avoir ces jours-ci la Légion d'honneur, j'avais vu juste).

On m'a fait taire lorsque j'ai voulu m'exprimer sur les insuffisances du texte, que dont deux obscurs crétins, certes élus, ne s'inquiétaient et encore mollement qu'à propos de l'aide juridictionnelle, et la période 2010. Je suis parti en claquant la porte, déclarant à tout ce beau monde que c'état du grand guignol. Des dizaines de confrères et bâtonniers pourront vous en attester. Ont-ils fait mieux. Rien du tout. Si, on a refait quelque temps la même réunion à Paris, mais cette fois-ci, plus personne n'a osé parler. On s'est tu. On se tait. Alors vos leçons corréziennes, excusez, mais ...

Qu'ils fassent comme moi et qu'ils aillent les chercher. Tout, absolument tout, est public. Le journal officiel, l'Assemblée nationale, le Sénat.

Evidemment, si on préfère la lecture de Gala...

Nom: 
JB DAGRON
Site: 
http://

...Si cette intégration se fait cela va donc modifier le Convention collective nationale des avocats et de leur personnel du 20 février 1979. Étendue par arrêté du 13 novembre 1979 JONC 9 janvier 1980 ? n° 3078

Et donc, si c'est le cas, cela va mettre un sacré bordel pour le calcul des points et autres éléments indemnitaires et de gestion du personnel par exemple... des nouveaux avocats tombés du ciel des avoués et ceux qui en sont de véritables, qui ont sué leur qualification ?

Et en tirant le tout par les cheveux, les avoués devenus avocats pourront postuler pour devenir Bâtonniers... et si la majorité des avocats ne se mobilise pas, comme c'est le cas aujourd'hui, pour défendre la véritable valeur de leur profession la suite sera bien triste.

Me tromperais-je ?

Non, du calme, cher ami.

Avant qu'un avoué d'appel devienne quelque chose d'autre qu'un riche rentier, il va s'en passer et on sera tous morts dans l'intervalle.

Pas de crainte au moins de ce coté là.

Pour le reste, on a vu pire. Et il y a pire.

Nom: 
JRM
Site: 
http://

BK est cmme les chiens truffiers : il renifle et récupère les informations qui vont bien. Même les Bâtonniers ne les reçoivent pas spontanément.....

Il faut aller les chercher. C'est comme les truffes : elles ne tombent pas du ciel....

Pour le coup, en dépit du titre accrocher et provocateur, le fond est assez juste.

Est-ce par conformisme, par crainte révérentielle ou par manque de temps que l'Avocat néglige de se défendre efficacement ...? A vous de répondre en votre ame et conscience

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