Sep
15
REPENTANCE: L' EPIPHENOMENE D'UNE TORTURE INDIVIDUELLE

1ER semestre de 1957.

Les socialistes Guy MOLLET, François MITTERAND, et Gaston DEFFERRE entre autres sont  alors  au pouvoir à PARIS.

Le premier est président du conseil, le deuxième ministre de la justice, le troisième des colonies. Un quatrième socialiste est  Robert LACOSTE,  lui, ministre résidant (avec un A et pas un E). A ALGER. Au Palais d’été.

Le Front de libération nationale (algérien) veut faire un gros coup sur ALGER. Il a obtenu  en effet qu’on discute de l’indépendance de l’Algérie à l’O.N.U.

Les post moscoutaires lui apportent leur aide, y compris par l’intermédiaire des communistes français.

Le général MASSU, celui là même qui sauvera de GAULLE plus tard  en 1968, reçoit d’alors les pleins pouvoirs.

C’est qu’un ordre de grève générale  de huit jours a été distribué par le mouvement militaire du F.L.N., l’Armée de libération nationale (algérienne).

Je cite l’ordre alors lancé  par elle: « Dieu est grand » . « Tout Algérien devra mener sa cote part en combat libérateur. (…) Vous devrez cesser toutes vos activités. ‘=(…) Dans le cas contraire(…) l’Armée délibération nationale  se verra dans l’obligation de vous éliminer impitoyablement là ou vous serrez. Si vous prenez cette attitude (…) vous serez donc abattu comme un traitre ».

D’autres encore « (…) Frères musulmans, tous les partisans  appartenant au F.L.N.  auront à détruire et à exterminer tous les Européens (y compris les enfants) ».

J’ai vécu cela. Je me souviens de cette année 1957 : j’avais 10 ans.

La Casbah d’ALGER, à une portée  de Bab-el-Oued, a failli bruler sur ordre du général  MASSU qui voulait en  finir avec l’insurrection arabe armée.

Dans les quelques ouvrages  du temps que la famille a ramenés d’Algérie est un  très précieux petit opuscule des éditions Baconnier  d’ALGER, février 1957,  horribles phots des massacres du F.L.N. comprises, rédigé par  un certain  Jacques LE PREVOST.

Il contient une citation, à l’attention du président actuel de la République avec ses excuses au complice de ces assassins là, le fameux Maurice AUDIN, Seigneur,  pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

L’avant propos en était dramatique/.

« « Au moment où ce libre est publié la bataille d’Alger n’est pas terminée. Elle se poursuit, non seulement en Algérie, mais surtout sur les bords de la Seine. La bataille d’Alger, c’est aussi la bataille de l’Algérien, et dans ce combat dont l’issue fatale pourrait amener nos fils à déchirer quelques âges – non des moindres – de l’hiloire de France, des politiciens, des intellectuels inconscients, des idéalistes quelquefois sincères, mais trop souvent maladroits ont pris la relève des fellaghas essoufflés, des terroristes mis sous le boisseau, de ceux qui sont ensevelis dans la time qu’ios ont creusée eux mêmes, mais pour d’autres locataires.

Les Français sont enclins à dormir sur les lauriers que d’autres piétinent sans vergogne. Ils ne se réveillent qu’au tumulte des batailles(…) Que le destin de la France soit de se réveiller dans le bain de son propre sang, nous n’y pouvons rien.(…) Nous sommes dans l’arène au moment dramatique de l’alternative. C’est l’estocade ou de coup de corne. C’est aussi l’heure de vérité. » »

L’heure de vérité mit cinq ans  pour sonner avec Le génocide des pieds-noirs.

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